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Momo a bobo. Momo se plaint. Momo geint. On pleure encore pour lui. On lui tend les mouchoirs trop fier de pouvoir récupérer des larmes del'idole. L'ami parle à coeur ouvert. C'est vraiment dur une vie de Morrissey, on ne la souhaiterait pas à son pire ennemi. Ce n'est pas le soleil espagnol son nouveau pays d'adoption, ben voyons - qui risque d'apporter une éclaircie dans son univers désespéré. Pourtant, l'homme à la houppette a fait du rangement dans ses affaires (financières) et dans son entourage. Après avoir chatouillé le mythe d'Elvis Presley sur RCA, il retrouve ses marques, son personnage. Jean qui pleure. Maladjusted renoue avec la magie de Vauxhall And I. La tension est extrême. Sans harnais, on chute dans un trou sans fond.Les effets des guitares de Maladjusted, qui ouvre l'album, donnent le vertige mais on se rattrape tant bien que mal à Alma Matters, single au gimmickravageur. Ambious Outsiders calme le plus joyeux des clowns et le piano de Trouble Loves Me sonne comme un requiem. Si Satan n'a que faire de l'âme de Morrissey sur Satan Rejected My Soul, nombreux sont les fans qui veulent bien récolter les cendres. Seul Roy's Keen et ses choeurs faussementenjoués peut laisser à penser que l'homme va bien. Le diagnostique est démonté avec Sorrow Will Come In The End. L'éternel adolescent vient de comprendre qu'il est maintenant un adulte et s'engage dans un monologue trop intense pour ses frêles épaules de fan de boxe. Il s'est battu contre lui-même eta gagné. Par KO.
Jean-Noël Dastugue
MAGIC RPM  #15
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