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The Opposite Is True de Morning Star

chronique d'album
Pierrot lunaire bristolien et francophile, Jesse Vernon, alias Morning Star est rare, trop rare. Ex-Moonflowers (une des premières signatures du label Heavenly), également cofondateur du projet Invisible Pair Of Hands où l'on croisait quelque Portishead, ce magicien a mis quand même quatre ans à nous livrer la suite de son très estimé second opus, My Place In The Dust. Dommage car Vernon, dans toute sa modestie, est de la race des meilleurs songwriters, ceux qui allient grâce de l'écriture et science de l'arrangement poétique. Pour ce troisième album, l'Anglais s'est entouré de quelques camarades de l'excellente structure Microbe, notamment Benoît Rault (alias Ben's Symphonic Orchestra) à la production. The Opposite Is True greffe folk anglais, bossa, musique de films, pop et jazz, sans pour autant donner dans un genre bien précis, travaillant plutôt la tonalité générale du disque, sensuelle et laid back, et l'orchestration 60's, riches mais économes. Parmi ces dix titres disparates, certains joyaux sortent du lot, tel cet éblouissant Breaking Through A Wave, que n'aurait pas renié Lee Hazlewood (dont l'ombre plane sur tout le disque), ou Newt Love, score déglingué digne de Lalo Schifrin. Une bonne nouvelle des étoiles.
GILLES DUHEM
MAGIC RPM  #89
article extrait de :
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