Déjà Fluokid
en 2008, cité par Pedro Winter et bénéficiant du graphisme de H5, Mondkopf fut hâtivement
rangé dans une case, avant même son épanouissement artistique. Mais Galaxy Of Nowhere contredira les
critiques trop pressés. Paul Régimbeau, vingt-trois ans, est difficile à
cerner, ce qui fait sa force. Ses panoramas synthétiques à base de grands
espaces et de beats directement affiliés à la techno américaine commencent par
déstabiliser l’auditeur. Ils le transportent dans des contrées inconnues. Ce
contexte est renforcé par les captations sonores de scènes de la vie
quotidienne (Intro, Les Voyageurs).
Planant n’est pourtant pas l’adjectif qui lui convient le mieux, même si l’influence de Brian Eno est palpable (Music For My Room). La techno minimale est également un genre trop limité puisque les sons utilisés sont hérités de la new-wave européenne des années 80 (Scream Of Stars, Lambs Are Dancing). À tel point que les dimensions glaciales et aérées de Bain Du Matin ou d’Ave Maria nous replongent instantanément dans le répertoire fondateur de Trisomie 21, de La Fête Triste (1983) à Million Lights (1987).
Quant à l’introduction de Speaking With The Noise, elle rappelle celle de A Forest sur l’album Seventeen Seconds (1980) d’un fameux groupe de Crawley. Mais les musiques sombres, omniprésentes, ne sont pourtant pas la seule influence de Paul Régimbeau, qui a écouté un maximum de hip hop avant de prendre le large (Libera Me).
Planant n’est pourtant pas l’adjectif qui lui convient le mieux, même si l’influence de Brian Eno est palpable (Music For My Room). La techno minimale est également un genre trop limité puisque les sons utilisés sont hérités de la new-wave européenne des années 80 (Scream Of Stars, Lambs Are Dancing). À tel point que les dimensions glaciales et aérées de Bain Du Matin ou d’Ave Maria nous replongent instantanément dans le répertoire fondateur de Trisomie 21, de La Fête Triste (1983) à Million Lights (1987).
Quant à l’introduction de Speaking With The Noise, elle rappelle celle de A Forest sur l’album Seventeen Seconds (1980) d’un fameux groupe de Crawley. Mais les musiques sombres, omniprésentes, ne sont pourtant pas la seule influence de Paul Régimbeau, qui a écouté un maximum de hip hop avant de prendre le large (Libera Me).