Mogwai a beau
exister depuis quinze ans, le groupe continue d’être diablement prolifique, enchaînant
albums et tournée. Le post-rock, intègre et naïf, vieillit comme du bon vin, et
la formation de Stuart Braithwaite a encore gagné en reconnaissance
symbolique en signant avec Sub Pop pour l’Amérique du Nord. Si ce septième LP est
une réussite totale, c’est que Mogwai a pris ici le parti de la diversité,
testant une palette d’ambiances très large tout en conservant une unité
salvatrice. Les deux seuls morceaux chantés (au vocoder) sont les plus
accessibles. Le premier, George Square
Thatcher Death Party, possède un gros son de basse, un clin d’œil au label Factory
et constitue un véritable hit en puissance. L’autre, Mexican Grand Prix, permet à Mogwai de sillonner des contrées
encore peu visitées.
Mogwai - Rano Pano
Mogwai - You're Lionel Ritchie
On pourrait le décrire comme du Air transcendé et surspeedé par une batterie électronique. Sur les titres instrumentaux – certains spécialistes avaient regretté le son un peu distant et glacé de The Hawk Is Howling (2008) –, les musiciens écossais semblent avoir entendu les critiques, en livrant quelques pépites popcore aux arrangements sans fioritures (San Pedro, par exemple). À cela, s’ajoutent quelques futurs classiques du post-rock sur fond de montée progressive en distorsion (How To Be A Werewolf, You’re Lionel Richie). Les titres décalés (entre blagues potaches et stimulants à la rêverie) font souvent mouche – de l’aspect introspectif du très ambient Letters To The Metro jusqu’au titre de l’album, qui relativise l’engagement dans la musique et ses querelles de chapelles.
Mogwai - Rano Pano
Mogwai - You're Lionel Ritchie
On pourrait le décrire comme du Air transcendé et surspeedé par une batterie électronique. Sur les titres instrumentaux – certains spécialistes avaient regretté le son un peu distant et glacé de The Hawk Is Howling (2008) –, les musiciens écossais semblent avoir entendu les critiques, en livrant quelques pépites popcore aux arrangements sans fioritures (San Pedro, par exemple). À cela, s’ajoutent quelques futurs classiques du post-rock sur fond de montée progressive en distorsion (How To Be A Werewolf, You’re Lionel Richie). Les titres décalés (entre blagues potaches et stimulants à la rêverie) font souvent mouche – de l’aspect introspectif du très ambient Letters To The Metro jusqu’au titre de l’album, qui relativise l’engagement dans la musique et ses querelles de chapelles.