Miossec
Vu par Magic
Interview 2006
archive mag septembre 2006
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A la sortie de L'Etreinte, nous rencontrions Christophe Miossec dans le patio ombragé d'un hôtel parisien. Discours sans faux-fuyant de la part d'un chanteur, auteur et compositeur à la quarantaine entamée, et qui a depuis publié un Best Of, magnifiquement baptisé Brest Of, afin de pouvoir enfin faire le point sur un parcours chaotique et improbable, rythmé par quelques hits et autres retournements de situations.
Interview Christophe Basterra, in # 103
Pour la sortie de L’Étreinte, tu donnes l’impression de sacrément bosser…
À ma façon, quoi. Sur la durée, c’est sûr. J’en prends pour mon grade car je ne veux pas faire d’interviews d’une demi-heure. De cette manière, on peut virer plein de journaux. “Mais non, enfin, qu’est-ce que tu vas aller foutre là-dedans !” (Rires.) D’autant plus que, parfois, tu vois le résultat et tu te dis : “Tout ça pour ça !?”
Et ce “tout ça pour ça”, il arrive de te le dire en réécoutant certaines de tes chansons ?
Ah, ouais. Et c’est un vrai problème par contre. Bon, j’ai quand même l’impression de m’améliorer. Mais j’ai tellement été dans le trou, que l’amélioration me semble normale. (Sourire.) Sinon tu arrêtes tout, à la demande générale. Les Posies avaient communiqué comme ça, je crois. À La demande générale, les Posies se séparent. J’avais trouvé ça tordant.
En relisant certaines interviews, je me suis aperçu que tu avais des idées pour ce nouvel album dès la promo de 1964…
Il y avait déjà un peu de gamberge, c’est vrai. Enfin, il y a dix ans aussi. Je suis un peu long à la détente… (Sourire.)
Tu disais déjà vouloir reprendre le morceau de Daran, L’Amour Et L’Air.
Ah bon !? Ah ben, je le savais pas. (Rires.) Ce morceau pose un vrai problème entre PIAS Belgique et PIAS France. Et ça devient rigolo parce que tu vois que la frontière existe vraiment. Pour PIAS Belgique, il s’agit d’un titre qui va cartonner. Alors qu’en France, ils le trouvent complètement nul ! (Rires.)
Et selon toi ?
Quand Daran l’avait joué (ndlr. le morceau, dont le texte est signé Miossec, figurait sur l’album Pêcheur De Pierres, sorti en 2003), je trouvais la chanson tellement évidente. Mais c’est pas grave. Mon disque est pas mauvais, merde… Tu t’es dirigé vers des mélodies plus immédiates. Il y avait une vraie envie… C’est drôle, l’impression que tu peux avoir de ton petit bazar. Sincèrement, j’ai toujours pensé que mes chansons étaient noyées de mélodies. Alors que souvent, les gens m’ont dit : “C’est sympa, mais si tu te mettais à faire des mélodies, ce serait mieux”. Du coup, le premier morceau, La Facture D’Électricité, est venu comme ça… Je vous emmerde tous et voilà : “Pa Palapa/Pa palapa”. (Rires.)
Tu l’as écrit vite, ce titre ?
En cinq minutes. Il faut pas rester longtemps sur ce genre de morceau. Autrement, tu perds le côté spontané. Il y a d’ailleurs pas mal de chansons spontanées sur le disque… Même dans celles qui durent cinq minutes et quelques… Putain, si l’on m’avait dit que j’arriverai à ça il y a dix ans, je me serais bousillé. (Rires.)
Dès le départ, tu savais que tu allais retravailler avec Jean Louis Piérot ?
Ah ouais ! C’est une crème de mec. Je ne sais pas si tu l’as rencontré, mais ça vaut le coup. On a fait 90 % du disque ensemble. Parce qu’on a planté un mixage, vraiment pas bon, et dans ce cas de figure, ça ne sert à rien de réchauffer. Il valait mieux que je continue mon bordel de mon côté. Autrement, ça aurait été laborieux, je crois.
Plus le temps passe, plus tu es à l’aise en studio ?
En fait, plus ça va, moins j’y suis. Ça me fait penser à un chanteur connu… Mais bon, on balance pas, ce n’est pas le genre de la maison, hein. (Sourire.) Enfin, à chaque fois qu’un journaliste déboulait en studio, le type s’amusait à pousser des boutons qui ne servaient strictement à rien, juste pour montrer qu’il maîtrisait la chose. (Rires.). C’est Dominique Blanc-Francard qui a sauvé le mix. Dès le début, il a eu cette phrase : “Il faut que ça sonne dur”. Du coup, je l’ai laissé faire. Je passais juste faire coucou. T’as pas envie de l’emmerder, Blanc-Francard.
L’un des morceaux s’intitule 30 Ans…
Ouais, c’est pour votre lectorat… (Rires.)
Et dans dix ans, tu feras une chanson intitulée 40 Ans ?
Trente ans, c’est beaucoup plus dur. Quarante, finalement, ça passe comme une lettre à la poste. Tu as des enfants ?
Non.
Une petite croix, alors : “À faire”. (Rires.) Écrire sur les types de trente ans me faisait marrer. Je trouve cette période très pénible. Je me suis mis à faire de la musique tellement je la trouvais pénible. Il fallait vraiment qu’on passe à l’action. Et qu’on monte le son. La majeure partie des textes ne concerne que les relations homme-femme.Du traditionnel, quoi. Et puis, avec le fait de vieillir, ça devient plus rigolo. Tu commences à avoir un certain point de vue…
Mais il t’est facile de faire ainsi le point ?
Ah, mais ce n’est pas exactement ça. Je pompe toujours à droite, à gauche ! (Rires.) C’est même du pillage intégral. Le nombre de procès que j’aurais dû avoir et qui sont passés à l’as ! En fait, mon boulot consiste à être à la maison, tranquille, avec un livre. “Mais merde, tu vois pas que je suis en plein travail, là !” (Rires.) Bon, j’exagère, quand même. En tout cas, je ne passe pas mon temps à écrire. Il faut que ce soit immédiat. J’écris quand j’ai un angle. J’évite d’être besogneux. Je déteste ces interviews d’écrivains : “Je me réveille à huit heures. De neuf heures à une heure, je suis à ma table de travail. Je prends une pause. Et l’après-midi, je vais à la campagne…” Oh, ta gueule ! (Rires.) Non, il faut que ça soit bordélique tout ça. Alors, sur une année, un disque à faire, c’est queue dalle. Murat a raison. Qu’est-ce qu’il me fait marrer, lui. On devait faire une interview croisée, et c’est tombé à l’eau. Ça m’aurait bien plu. En plus, lui donne vraiment les noms. Il ne fait pas sa petite pute comme moi. Bon, j’ai peut-être déjà eu suffisamment d’emmerdes aussi.
Tu aimerais sortir deux disques par an comme Murat ?
Ah, ouais. C’est juste qu’économiquement, personne ne serait d’accord. Et puis, est-ce qu’on est productif ou est-ce qu’on bâcle ? Par moments, la frontière est quand même ténue. (Rires.) “Et je fais n’importe quoi et je m’appelle machin et il y aura toujours trois crétins pour acheter ma merde”. (Rires.)
Le fait d’avoir un nom est un passe-droit ?
C’est la base du métier , non ? Avoir un nom, un style. Mais après, qu’est ce qu’on fout de ça ? Voilà le problème. C’est là qu’on ne dort pas bien… Tu as eu beaucoup d’insomnies ces dernières années ?Au moment d’À Prendre, je ne savais plus où je mettais les pieds. J’étais complètement schizo. J’habitais dans le Sud, je menais une vie en complet décalage avec ce que je racontais et avec les gens avec lesquels je bossais aussi. J’étais complètement hors-jeu. Et pas besoin de vidéo. (Rires.)
Parmi les invités de L’Étreinte, on trouve Stefan Kamil Carlens de Zita Swoon.
Eux, ils sont drôlement bons. En fait, on a enregistré le premier album dans le même studio que le premier dEUS. J’écoutais leur disque à fond et j’allais voir Guillaume Jouan : “Heu, je crois qu’on est en train de faire de la merde”. (Rires.) Je trouvais ça tellement mieux. Et du coup, j’ai suivi les Zita et j’ai pris une claque. Stefan est un mec qui transpire la musique. J’étais dans le studio, dans le noir, je voyais pas bien et en contre-jour, je distingue un cycliste à l’entrée de la cabine. C’était Stef, venu en vélo d’Anvers. Pour enregistrer… (Rires. ) J’avais envie de jouer avec des gens que tu laisses faire. Et ce n’est pas du tout l’anarchie. Enfin, il faut être gentil avec eux, quand même.
Il y a des musiciens avec lesquels tu aimerais travailler si tu étais très gentil ?
Alors, si j’étais super gentil… À une époque, j’adorais un disque de Marc Almond, Mother Fist. (ndlr. Mother Fist & Her Five Daughters, réalisé en 1987). Ça aurait dû être un hit. De toute façon, je ne comprends toujours rien à la musique. Pour moi, il y a des tubes mondiaux que personne ne connaît. (Sourire.) Enfin… Tiens, à l’époque de cet album, je venais d’être embauché dans une boîte. J’avais proposé au type qui partageait le bureau avec moi d’aller à un concert super. On se connaissait depuis vingt-quatre heures. Et on va voir Marc Almond au Palace. Tu devais avoir 98% d’homos dans la salle. Le lendemain, le mec me regardait différemment. (Rires.) Sinon, avec les Zita, on devrait continuer à travailler ensemble… Ah, il y a Eric Drew Feldman. Un mec passé par Beefheart, Pixies, Pere Ubu, dEUS ne peut être qu’un bon gars. Il doit pas être cher en plus. Je dis ça parce que j’aimerais bien bosser avec Flood… “Mais non, il est beaucoup trop cher”. (Sourire.)
L’Étreinte est un disque très coloré : tu l’as conçu en réaction à 1964, plus monochrome ?
Non, ce n’était même pas intellectualisé, d’autant plus que j’aime bien le précédent. L’idée était de ne pas s’emmerder. Pourtant, on a pris un paquet de temps pour le faire… Et qu’est-ce qu’on a galéré. (Rires.) Pour la première fois, on ne retrouve pas une photo de toi en pochette, mais un portrait signé Paul Bloas.C’est un Brestois, un copain de bar d’adolescence. Tiens, je crois que c’est Franck Vergeade qui a vu la pochette et dit : “Nom de Dieu, quelle horreur !” (Rires.) Moi, je la trouve plutôt belle. Je voulais avoir un vrai bel objet. “On vend plus de disques, ouin…” Mais les gars, ils sont tellement moches vos boîtiers plastiques ! J’ai bien tanné PIAS là-dessus. Et ça va être beau… Monsieur Paul est un fou furieux. Il a déboulé en studio et installé tout son matériel. Et trois semaines plus tard, il était toujours là. Il devait faire quelques crobars, et au final, il en a réalisé cinq cents ! C’était vachement drôle parce que du coup, les musiciens tombaient sur un peintre dans une salle de prises. Mine de rien, il a mis une drôle de couleur dans l’enregistrement. Il a fait beaucoup de bien.
Et La Mélancolie, c’est un état d’esprit qui fait du bien aussi ?
J’aime bien, oui. Ma madame travaille, alors, toute la journée, je suis seul. Et dans ce cas, la mélancolie est presque un état normal, pas désagréable du tout. Je bosse, je me promène, je repère les restaurants… J’ai mon petit vélo. Je regarde l’heure et j’attends que ma copine rentre du boulot. Une vie trépidante, quoi, absolument pas rock’n’roll ! Tu as hâte de repartir sur la route ?Il faut que ça soit intéressant au niveau de l’habillage. Et comme, a priori, ça peut l’être… On va être cinq. L’idée est de pouvoir faire de la musique de chambre et envoyer du bruit blanc. Je partirai pas si c’était pour faire de la guitare folk en balayage pendant une heure et demie. C’est dangereux quand c’est pas intéressant. Ça peut même être violent psychologiquement… “Ah j’ai tout cassé, ça marche plus”. Ça m’est arrivé pas mal de fois. (Sourire.)
Il y a un livre en préparation sur toi, non ?
Ouais, ça sent le sapin. (Sourire.) Mais c’est plutôt marrant, ça fait remonter plein de trucs. J’étais d’accord à partir du moment où ce n’était pas une hagiographie.
Ce sera toute la vérité sur Miossec ?
Plutôt plein de vérités. Ou plein de mensonges. (Sourire.) Il est impossible d’avoir une seule vérité. Ce livre, ça va être un truc à manipuler. Parce que des conneries, j’ai pu en faire…
Tu trouves difficile de te retrouver confronté à ces conneries ?
Non… Car les conneries ont toujours fait du bien. Enfin, c’est mon point de vue. Quand j’ai fait de la tôle au Québec, ça tombait pile au bon moment, à l’époque d’À Prendre. Ça remet les idées en place. J’ai une vie tellement bordélique. Et j’ai un fiston. Je serai incapable de lui raconter ma vie. Et le bouquin remet un peu d’ordre dans tout le truc. Mais quel bordel… Enfin là, à Bruxelles, tout se passe bien.
Tu penses y rester longtemps ?
Je ne sais pas. J’ai toujours fait des mauvais concerts, du coup, je ne suis pas connu. (Rires.) Le fait que Dominique A soit là-bas, aussi… On se croise, mais on ne fait pas non plus l’Amicale des Chanteurs de l’Ancienne Nouvelle Chanson Française… Tous les disciples qu’il a, Dominique… La vache, il a un cimetière ! Moi aussi, hein. “J’ai pas de voix, je sais pas chanter, je fais n’importe quoi, je vais faire de la musique et gagner ma vie avec”. Ah, bein non. (Rires.) Avec Dominique, on rigole, avec tout ce qu’on reçoit comme maquettes… Ou comme textes. Enfin, je sais pas à quoi ils pensent. C’est mon boulot, si je fais pas ça, qu’est-ce que je fous, moi !?
T’écris de plus en plus de musiques, quand même.
En fait, moins je sais jouer de la guitare, plus je compose ! Véridique. J’ai des compos sur une corde. “Bon, on va mettre des arrangements, hein ?” (Rires.) C’est avec Racaille que j’ai appris ça. Joseph ne se foutait pas de ma gueule quand je lui montrais un squelette. Il est à rencontrer, ce bonhomme… Avec un papier et crayon, il peut imaginer jusqu’à cinquante instruments. Il est comme un joueur d’échec qui prévoit quinze coups à l’avance.
Tu penses retravailler avec lui, un jour ?
Je pense… Mais c’est toujours pareil : de quoi l’avenir est fait ? Je vais sur mes quarante-deux, est-ce qu’on va me laisser dans le paysage encore longtemps ? Moi, j’ai envie de rester. J’aime bien mon petit boulot. Et puis, j’ai l’impression que c’est mon meilleur disque. Je ne deviens pas mégalo, mais… Presque. (Rires.)
Et on te demande toujours des textes.
J’aime bien être parolier, il y a un côté artisan, ce n’est absolument pas flamboyant… J’ai pas mal bossé sur le Polar. Et je suis content du Pagny, je trouve le morceau pas honteux du tout. J’ai aussi écrit pour Valérie Leulliot. Il est vachement bien son disque, c’est mieux qu’Autour De Lucie. Je la connaissais pas en fait, et c’est une vraie bonne personne. Il y a Jeff Bodart également, mais là, tout le monde s’en fout ! C’est un bon copain. Et un fou furieux. Pour te dire le niveau, Benoît Poelvoorde l’appelle “mon général”. Moi, j’ai interdiction de suivre. Les mecs, là, chapeau. (Rires.) Ça m’a toujours amusé le décalage entre l’image des gens et comment ils sont… Brel pissait dans les panos quand ils n’étaient pas accordés. Tu fais ça aujourd’hui et tu es perçu comme le dernier des punks. Tout est devenu lisse. J’aime pas Delerm.
Mais tu aimes bien Cali.
Humainement, le bonhomme est extraordinaire. Je lui ai fait écouter mon album à la maison, au casque, et je lui ai dit : “Alors là, mon bonhomme…” (Sourire.) C’est agréable d’être fier, en fait. Ce n’est pas un sentiment que j’ai depuis dix ans. Quand je réécoute le disque, je retrouve deux trois trucs que j’avais en tête. J’ai été cohérent. Et souvent, je ne l’ai pas été… Du coup, un boulot qui peut être très drôle devient très pesant. En tout cas, c’est un sacré mec, Cali. Il se fait dézinguer de partout chez les pointus, mais il faut comprendre l’histoire du gars. Les bals populaires à Perpignan… C’est drôle comme ça a bougé en dix ans. Dominique, son premier disque, c’était quelque chose… Et aujourd’hui, c’est de la préhistoire.
Tu ne devais pas d’ailleurs reprendre Le Courage Des… Corbeaux ?
Non, … Des Moineaux. (Rires.) Je l’ai enregistré, mais avec ma voix, ça paraît ridicule. Il faudrait que je change la tonalité. Mais je lui ai parlé de ma version punky disco, et du coup, il la joue comme ça maintenant. Il est trop intègre, mais il devrait la réenregistrer de cette manière. C’est un tube.
Il t’arrive encore d’être jaloux d’une chanson ?
C’est la base ! Le vrai danger est d’être blasé. Il faut rester dur avec soi même. Quand ça devient confortable, ça ne donne pas forcément les meilleurs disques… Il suffit de regarder l’histoire. L’aiguillon sur l’album a été de voir les Zita Swoon en concert sept ou huit fois, l’été dernier. Être fan à quarante balais, ça fait du bien. J’ai aussi repris une de leur chanson, mais je n’ai pas réussi à pauser la voix. Ça groove avec Stef, et avec moi, c’est un peu pépé qui s’assoit… (Rires.) J’arrête pas de penser à Léo Ferré, quand j’envisage l’avenir. Et comme j’ai plein de cheveux sur les côtés, ça me rassure. (Rires.) En France, on laisse les gens vieillir. Bon, ça dépend du registre. Quand t’es chanteur de charme, faut quand même travailler, aller à la Thalasso de temps en temps pour pouvoir se mettre en peignoir la moitié de l’année. (Rires.) Il me reste plein de choses à faire. Je vais remettre les couverts avec Guillaume Jouan. Et puis, j’ai jamais eu un vrai single. Merde quoi, Jacques Duval, il a Banana Split qui le suit depuis plus de vingt ans !
Mais tu préférerais avoir un single avec La Facture D’Électricité ou en tant que parolier ?
Ce serait plus confortable de l’avoir avec quelqu’un d’autre. J’aurais pas à me taper tout le boulot après. (Sourire.) Non, si j’ai un single, je crois que ça sentirait pas bon. J’aime bien ma petite zone marécageuse, en fait.
article extrait de :
MAGIC RPM #103
Réactions
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