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Bamnan And Slivercock
archive mag avril 2004
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Dès les premières secondes de They Cannot Let It Expand, splendide entrée en matière du premier album de Midlake, on est en terrain conquis par Grandaddy et Mercury Rev : voix nasillarde, mélodie céleste et arrangements psychédéliques. C'est que les cinq Texans partagent avec leurs compatriotes de Modesto et Buffalo les mêmes appétences pour les ambiances cosmiques (Balloon Maker) et les refrains lunaires (fantastique Kingfish Pies), mâtinés d'un air bucolique (Some Of Them Were Superstitious). En prolongeant la réhabilitation d'Electric Light Orchestra, Midlake verse avec bonheur dans la plénitude éthérée, la légèreté débonnaire, l'excentricité rustique. Et démontre sa capacité à composer aussi bien en altitude (He Tried To Escape) qu'en plaine (I Guess I'll Take Care). Dans ces conditions, on comprend mieux l'engouement de Simon Raymonde, la tête pensante de Bella Union, à l'écoute des premières moutures de Bamnan And Slivercock. D'ailleurs, il était grand temps pour le label de Twickenham de signer, après les indispensables The Czars et Departure Lounge, un groupe important, auquel on prédira sans trop se mouiller un avenir radieux, placé sous le signe de la bonification.
Franck Vergeade
article extrait de :
MAGIC RPM #79
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