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Espoirs 2011 - 12/01/11 de Memoryhouse

interviews
Puisque le mois de janvier est propice à la floraison des promesses, on a boutiqué un Dossier Espoirs 2011 où nous avons placé les douze groupes dont nous attendons le plus en cette nouvelle année. Après Puro Instinct, Death And Vanilla, A Classic Education, Selebrities, Frank!!! ou Dominant Legs, au tour des chéris adorés Memoryhouse de figurer au générique.

QUI ?
Denise Nouvion (chant, claviers)
Evan Abeele (instruments)
Avec l’aide scénique de Adrian J Vieni (guitares) et Jamie Harley (visuels)

OÙ ?
Guelph, puis Toronto, Ontario, Canada.

Photobucket
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QUOI ?
Un campus universitaire. Un garçon, une fille. Une pluie de chansons épurées et sculptées dans une matière sonore d’une rare beauté. Repéré en décembre 2009 par le label brestois Beko, mais découvert par ici en tout début d’année suivante, grâce à un EP dématérialisé, The Years, Memoryhouse nous a réconfortés tout au long d’une année charnière. Distillant à l’envi nouvelles compositions, remixes apaisés ou morceaux en friche sur son blog épuré, le duo est aussi venu nous rendre visite pour dévoiler sur scène une facette plus charnelle. Plus passionnelle.

SIGNES PARTICULIERS
Le couple sur scène comme en ville a beau penser, manger, dormir Memoryhouse jour et nuit, il trouve encore le moyen de se diversifier sans se disperser. Alors que Evan compose des instrumentaux drones et abscons, Denise prend de belles photographies et autoportraits aux teintes pastel, qui ornent les pochettes (fictives ou non) du duo ou que l’on retrouve sur son site Internet, We Are Bandits. Le très beau petit livre-disque Choir Of Empty Rooms, associant les images de l’une et la musique de l’autre, est l’accomplissement idoine de ces activités en même temps parallèles et convergentes.

TUBE ABSOLU
Par ici, ce mot semble gros. Car le duo imagine des chansons qui métamorphosent le quotidien, invitent aux rêves diurnes, et prêtent aux flâneries nocturnes. Impossible, dès lors, de n’en citer qu’une : ce choix serait non seulement cornélien, mais aussi réducteur.



POTENTIEL COMMERCIAL
Immense. Après la sortie en fin d’année d’un 45 tours élégiaque chez Suicide Squeeze, et quelques fausses pistes, le tandem a enfin trouvé outre-Atlantique un label digne de ce nom. Une structure indépendante et intelligente qui devrait mener le groupe là où il le mérite – un peu plus près des étoiles – et lui ouvrir de nouvelles portes. On verrait bien certaines compositions de Memoryhouse aux génériques de quelques longs métrages. Voire plus si affinités.

FUTUR CONDITIONNEL
Le premier album, annoncé pour les mois de mars / avril, devrait réconcilier diverses générations de mélomanes évanescents, tout en réinventant la new-wave, la mélancolie bleutée, le folk et la dreampop. Dans cet ordre. Et comme chez ces jeunes gens, l’objet est une fin en soi, on succombera autant pour le fond que pour la forme.

POTENTIEL AFFECTIF
Souverain. Au gré de reprises culottées d’hier et d’aujourd’hui (Nico, Grizzly Bear, My Bloody Valentine), de clins d’œil furtifs (quelques accords obsédants de Lately dérobés chez Jon Brion), sans oublier les mixes érudits et éclectiques d’Evan, le groupe affine sans cesse son identité de sculpteur sonore, mû par la seule volonté de toucher à la perfection. Touché. Coulé.


Christophe Basterra
MAGIC RPM  #148


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iJayp - 12/01/2011 18:53
C'est marrant parce que je découvre à peine tous les espoirs Magic, et je me rend compte qu'ils tournent en boucle chez moi depuis quelques semaines .. Coïncidence ? Je ne pense pas.