Martina Topley-bird

Vu par Magic

The Blue God

archive mag juin 2008
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2008 sera-t-elle marquée de manière indélébile par le retour des morts-vivants du trip hop, plus d’une décennie après que la dernière pelletée de terre a été déposée sur leur tombe ? C’est l’hypothèse que tendrait à valider le retour, certes bien moins médiatique que celui de Portishead, de celle qui fût, en 1994, la porte-voix et la compagne de Tricky. Associée, pour le meilleur et pour le pire, de manière exclusive et indélébile aux climats fantomatiques et claustrophobes du si fameux Maxinquaye (1995), Martina Topley Bird avait bien tenté d’entamer, en 2003, une carrière solo, en compagnie de son premier Pygmalion et de David Arnold. Mais Quixotic (2003) n’était pas parvenu, c’est un euphémisme, à marquer durablement les esprits (les nôtres, du moins). Souhaitons que cette seconde tentative ne connaisse pas un sort aussi funeste. Car, sous la houlette de l’omniprésent Danger Mouse, Topley Bird démontre des capacités insoupçonnées à sortir du registre du murmure mélancolique, dans lequel elle excelle pour se livrer à des exercices à la fois plus risqués et moins austères. Entre accents Motown rétro (Valentine) et petites touches de psychédélismes (April Grove), la belle et son nouveau producteur explorent le chant des possibles pop avec un incontestable savoir-faire. Pour un résultat au potentiel de séduction immédiat et évident.

Matthieu Grunfeld

article extrait de :
MAGIC RPM #121


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