De la disparition de Richey Edwards jusqu’aux
derniers jalons d’une discographie un peu sur le déclin, on ne compte plus
depuis bien longtemps le nombre de fois où l’on a pu croire les Manic Street
Preachers finis, rincés, lessivés. Mais ce qui étonne encore davantage que la
longévité de ce groupe qui avait commencé sa carrière en déclarant que son
premier album serait aussi le dernier, c’est une fois encore sa capacité à
surmonter les épreuves et les crises d’inspiration passagères en conservant une
forme de foi naïve dans le pouvoir rédempteur de ses pop songs grandiloquentes.
Cet onzième LP, le plus réussi depuis Lifeblood (2004), est sans aucun
doute à la fois le plus politique et le plus copieusement chargé en
arrangements et en refrains hénaurmes.
Manic Street Preachers - A Billion Balconies Facing The Sun by rogeriobrandao
Saturé de cordes onctueuses, de chœurs gospel, de guitares rugissantes et même de tambours du Burundi, Postcards From A Young Man évoque tout à la fois Queen, ELO et la luxuriance de la Motown. Sur ce fond musical tout à la démesure de son talent, James Dean Bradfield se permet encore d’éructer quelques slogans bien sentis (“The liberal left destroyed every bit of my youth” sur Golden Platitudes). Et d’afficher au passage un indéfectible mépris pour toutes les définitions trop étroites du bon goût en conviant à ce festin de loukoum à la fois un membre de Guns N’Roses (Duff McKagan) et d’Echo & The Bunnymen (Ian McCulloch). Pourquoi se priver, après tout ? Les années passent, certes. Mais l’excès sied toujours aussi bien aux Manics.
Manic Street Preachers - A Billion Balconies Facing The Sun by rogeriobrandao
Saturé de cordes onctueuses, de chœurs gospel, de guitares rugissantes et même de tambours du Burundi, Postcards From A Young Man évoque tout à la fois Queen, ELO et la luxuriance de la Motown. Sur ce fond musical tout à la démesure de son talent, James Dean Bradfield se permet encore d’éructer quelques slogans bien sentis (“The liberal left destroyed every bit of my youth” sur Golden Platitudes). Et d’afficher au passage un indéfectible mépris pour toutes les définitions trop étroites du bon goût en conviant à ce festin de loukoum à la fois un membre de Guns N’Roses (Duff McKagan) et d’Echo & The Bunnymen (Ian McCulloch). Pourquoi se priver, après tout ? Les années passent, certes. Mais l’excès sied toujours aussi bien aux Manics.