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Journal For Plague Lovers de Manic Street Preachers

chronique d'album
Chercher à enrayer un début de déclin artistique, incarné par le médiocre Send Away The Tigers (2007), en décidant de tourner le dos à l’avenir pour mettre en musique les derniers brouillons de textes abandonnés il y a près de quinze ans par Richey Edwards, l’ancien chanteur guitariste (!) du groupe, juste avant sa très mystérieuse disparition : sur le papier, l’idée avait tout pour terrifier les fans les plus ardents. Imaginez donc New Order ressortant du grenier les carnets secrets de Ian Curtis pour donner une suite à Closer (1980) et vous aurez une vague idée de l’ampleur du désastre annoncé. L’intensité de la surprise éprouvée à l’écoute de ce neuvième album est donc à la hauteur des appréhensions antérieures.

Le résultat de cette curieuse collaboration post-mortem n’est pas seulement moins mauvais que ce que l’on pouvait craindre : il est même franchement brillant. C’est que les Gallois ont toujours témoigné d’un trop grand respect pour la mémoire de leur défunt chanteur pour céder à la facilité des exercices de style nécrophiles et complaisants, façon Free As A Bird. Ils sont ainsi parvenus, bien épaulés par la production de Steve Albini, à réinsuffler à ces quatorze titres posthumes (en comptant, sans mauvais jeu de mots, le ghost track) une partie de l’énergie punk de The Holy Bible (1994), tout en la combinant avec le sens de l’efficacité mélodique acquis au fil des années.

Dans ce cadre musical taillé sur mesure, les élucubrations d’Edwards étincellent d’humour désespéré et d’intelligence cryptique, toujours caractérisées par ce sens unique de la formule percutante et du slogan poético-situationniste : We missed the sex revolution when we failed the physical ; The Levi jean has always been stronger than the uzi et autres joyeusetés du même acabit. Et lorsque Nicky Wire se risque même à pousser la chansonnette, pour jeter la dernière poignée de terre sur cette sépulture en chansons et clore l’album sur le sublime William’s Last Words, subitement empreint d’une délicatesse à la Felt, on ne peut qu’être admiratif de la très haute tenue de cet hommage. Et par le caractère finalement fructueux de ce travail de deuil.
Matthieu Grunfeld
MAGIC RPM  #132


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Justin - 22/06/2009 18:48
Une chronique faite par un ignorant. Matthieu sache que Richey Edwards n'a jamais officié au micro en tant que chanteur des Manics. Il était guitariste... On doute de la compétence de ce cher Matthieu pour écrire une chronique sur le groupe alors qu'il ne sait même pas l'élémentaire... Bref, le sans éclat "Journal for..." est hélas bien dispensable au regard d'autres albums du groupe, y compris "Send away...", loin du "médiocre" dont il est ici affligé par l'affligeant Matthieu Grunfeld....