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Afterdark

archive mag janvier 1997
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Après Destination: Love, Make Up qui a perdu son The sort donc un second album - et le troisième, Sound Verité est attendu pour mars ! - en moins de dix mois. Le premier avait été enregistré live en studio, celui-là l'aura été en concert. Seule véritable différence donc : la présence d'un public, en l'occurrence celui du Fine China de Londres. Pour le reste, le quartette américain pratique toujours en gang un rock débridé, décousu, décharné. Dément. Parfaitement épaulé par trois musiciens formidables et d'excellentes chansons, Ian Svenonius, au chant haut perché si particulier, donne un aperçu convaincant de son talent. Entertainer au sens américain du genre mi-chanteur, mi-harangueur, blagueur et fou -, on l'imagine sans peine arpentant cette scène qui lui brûle les pieds. Pas un temps mort dans cette prestation ébouriffante. Make Up puise aux racines du rock 50's ou garage mais sans le côté puriste, archiviste, sans jamais tomber dans la caricature. Maniant l'humour - Can I Hear U Say "Yea" - et la dérision - The Make Up Is: Lies - avec le talent des gens qui ont du goût, élaguant au maximum ses compostions pour décupler l'impact de chaque note, Make Up réconcilie le Birthday Party d'un Nick Cave et les Virgin Prunes de Gavin Friday. Génial.

Philippe Jugé

magazine num 12 article extrait de :
MAGIC RPM #12


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