A Lire

Fading Trails

archive mag octobre 2006
Soyez le premier à réagir

Parlons peu, parlons chiffres : Fading Trails regroupe neuf chansons issues de quatre sessions d'enregistrement, où trois formations différentes ont accompagné Jason Molina. Mélange de cépages électriques et acoustiques, on y trouve du sec, du demi sec et du moelleux. En somme, il s'agit d'un best of de Jason Molina qui serait composé uniquement de nouvelles chansons. Vu la durée fulgurante de l'ensemble (vingt-huit minutes), c'est même un concentré, un nectar à boire sans modération. L'affaire s'ouvre sur un Don't Fade On Me sublime, grand moment de folk électrique survolé par un chant puissant. Le coeur du disque joue sur du velours : Montgomery, Lonesome Valley, Memphis Moon et Talk To Me Devil, Again égrainent des mélodies limpides enrobées de guitares, claviers, voire de choeurs, toujours portées par une rythmique sèche. Le vent se lève sur Little At A Time, menacé par une guitare électrique lancinante. Mais c'est quand il porte seul les couleurs de Magnolia Electric Co. que Molina broie du noir et effraye carrément. Au piano sur The Old Horizon ou à la guitare sur Steady Now, le chant est déchirant, les silences perçants. Fin d'album en forme de gueule de bois et éclair de lucidité : toujours aussi prolifique, bien installé à la droite de Neil Young aux côtés de Will Oldham, Jason Molina vieillit bien.

Vincent Théval

magazine num 104 article extrait de :
MAGIC RPM #104


Commentaires


Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire :



Mot de passe oublié ? - S'inscrire