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Confessions On A Dancefloor
archive mag février 2006
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Entre ses poses de lady en tailleur tweed so british aux côtés de son benêt de mari dans leur château anglais, ses crises mystiques via la Kabbale, ses livres pour enfants, ses films désastreux et l'échec relatif d'American Life, son précédent album, on avait de quoi s'inquiéter pour la santé mentale de la Madone. L'icône absolue des 80's accuserait-elle un coup de vieux à l'approche de la cinquantaine ? Deux mois après la sortie de Confessions On A Dancefloor, on est déjà sûr d'une chose, elle n'a pas perdu le sens des affaires. En faisant table rase des engagements politiques et des subtilités électroniques froides de Mirwais, elle se débarrasse d'abord de tout ce qui pourrait représenter la moindre entrave à son but ultime : reconquérir son statut de diva des divas. Et comme elle est l'une des rares à pouvoir se permettre à peu près n'importe quoi pour atteindre son objectif en faisant fi des critiques inévitables, la voilà de retour en body rose échancré avec un rouleau compresseur ultramarkété et plus dance que jamais. Preuve en est, Hung Up, le single dont la majeure partie des pisse-vinaigre diront qu'il est totalement indigne de la Material Girl, mais sur lequel le premier d'entre eux se jettera sur le dancefloor en faisant Tiguidi Tiguidi avec ses bras au son de ce vieux sample moisi d'Abba après trois gin tonic. Le reste est à peu près du même tonneau, puisqu'il ressasse les clichés de boîte de province les plus faciles, mais aussi les plus diaboliquement efficaces : clins d'oeil à Can You Feel It des Jackson 5 (Sorry) et à I Feel Love de Donna Summer (Future Lovers), overdose de vocoder et titres mixés les uns aux autres. Au final, c'est au choix Voltage FM à tous les étages, ou le nouvel album de Cher. Mais même si elles sont artistiquement au ras des pâquerettes (malgré la présence de Jacques Lu Cont aux commandes), ces Confessions sont avant tout celles de la reine mère des fag hags, qui sait précisément qu'aucun de ses fans ne lui reprochera de le faire danser. Et à ce stade, quoi qu'il en soit, mieux vaut avoir des remords que des regrets.
THOMAS SCHWOERER
article extrait de :
MAGIC RPM #97
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