C’est
une histoire singulière, qui éclaire le troisième album de Luke Temple et
souligne parfaitement la beauté de
chansons simples et émouvantes. En 2008, juste après la sortie de son petit
chef-d’œuvre, Snowbeast, le jeune Américain
cherche à esquisser de nouvelles pistes, en accord avec une curiosité musicale
et des goûts qui le portent vers le jazz, la soul, le gospel et les musiques
improvisées. Ces chemins le mènent à l’enregistrement, en solitaire, du premier
album de Here We Go Magic. Mais au même moment, il mobilise deux demi-journées,
quelques amis et un magnétophone quatre pistes pour coucher sur bandes une
poignée de chansons délicates, qui forment ce Don’t Act Like You Don’t Care, resté inédit pendant trois ans pour
cause de succès inattendu avec Here We Go Magic, devenu un groupe en bonne et
due forme, et quel groupe !
luke temple - don't act like you don't care (album preview)
Publiés aujourd’hui dans leur plus simple appareil, ces neuf titres capturent l’écriture de Luke Temple dans un entre-deux clair-obscur, un moment de flottement très précieux où il s’agit d’aller à l’essentiel. Des expérimentations savantes de Snowbeast, merveille de pop sophistiquée avec force claviers et percussions, le garçon a surtout gardé un goût pour l’apesanteur, sur des morceaux étincelants. À commencer par un tiercé d’ouverture qui laisse coi : rythmique à l’empressement chaloupé et légèreté des guitares sur In The Open évoquent Paul Simon ; More Than Muscle entrelace clavier, chœurs et cliquetis de guitare sur une mélodie sublime, portée par un chant d’une grande pureté ; la déchirante et digne How Could I Lie roule doucement sur quelques accords de piano élégants. La suite joue davantage la carte de l’épure frissonnante (Weekend Warrior) ou du classicisme folk (Ophelia, So Long So Long). En conclusion, deux longues et fragiles chansons hissent l’écriture de Luke Temple en équilibre entre le beau et l’étrange, somme toute assez haut.
luke temple - don't act like you don't care (album preview)
Publiés aujourd’hui dans leur plus simple appareil, ces neuf titres capturent l’écriture de Luke Temple dans un entre-deux clair-obscur, un moment de flottement très précieux où il s’agit d’aller à l’essentiel. Des expérimentations savantes de Snowbeast, merveille de pop sophistiquée avec force claviers et percussions, le garçon a surtout gardé un goût pour l’apesanteur, sur des morceaux étincelants. À commencer par un tiercé d’ouverture qui laisse coi : rythmique à l’empressement chaloupé et légèreté des guitares sur In The Open évoquent Paul Simon ; More Than Muscle entrelace clavier, chœurs et cliquetis de guitare sur une mélodie sublime, portée par un chant d’une grande pureté ; la déchirante et digne How Could I Lie roule doucement sur quelques accords de piano élégants. La suite joue davantage la carte de l’épure frissonnante (Weekend Warrior) ou du classicisme folk (Ophelia, So Long So Long). En conclusion, deux longues et fragiles chansons hissent l’écriture de Luke Temple en équilibre entre le beau et l’étrange, somme toute assez haut.