Biographie
Appelée slowcore, la musique de Low n'a certes pas volé ce qualificatif. Servis par des choeurs doux et mélancoliques, une guitare soyeuse et une batterie proche de la mort clinique, les titres du trio donnent une impression de simplicité et de dénuement, comme si l'âme du compositeur s'exprimait directement au travers des instruments, sans l'imparfaite médiation du corps. Fort de cette richesse, le groupe originaire de Duluth (Minnesota) et composé du couple Alan Sparhawk / Mimi Parker et du bassiste John Nichols, se fait très vite repérer par l'émérite Mark Kramer (ancien membre de Butthole Surfers et également propriétaire du label Shimmy Disc) qui se charge de l'enregistrement du premier album I Could Live In Hope (1994). L'année suivante et séparés de leur bassiste John Nichols, remplacé par Zak Sally, les Américains retournent en studio pour enregistrer leur deuxième recueil de rêveries célestes (Long Division) en compagnie du même producteur. En 1999 et 2001, sans connaître un succès retentissant, Low gagne toutefois l'estime grandissante du public de la scène indie avec Secret Name et Things We Lost In The Fire (tous deux produits par Steve Albini) ; certains titres tels que Immune ou Dinosaur Act accédant au rang d'hymnes indie. Par la suite, et comme en témoignent les excellents Trust (2002), The Great Destroyer (2005) et Drums and Guns (2007), le trio s'engage dans une voie surprenante en insérant machines et claviers dans son folk. Souffrant d'une malédiction, Alan, Mimi et leurs différents bassistes (citons également Matt Livingston, qui viendra remplacer un Zak Sally démissionaire en 2005) ont du jusqu'alors se satisfaire de succès d'estime, de premières parties de Radiohead en 2003 et du statut de groupe culte pour les initiés. Sans tout toutefois mettre un coup d'arrêt à sa formation historique, le chanteur-guitariste publie en 2006 une collection de chansons compilées sur Solo Guitar et multiplie son activité au sein de Retribution Gospel Choir, l'un de ses autres projets.