À peine l'effervescence médiatique du premier album passée, voilà déjà
nos Gallois oubliés, relégués au rang d'épiphénomène has-been. À croire que la
fraîcheur qui les a portés quelques mois auparavant aux nues de la blogosphère
était un piètre argument face à l'amnésie du public. Plus que d'un nouvel
album, il convient d'ailleurs de parler d'une suite surpassant Hold On Now, Youngster… (2008) puisque
la joyeuse production (signée par l'inépuisable John Goodmanson) et la
sautillante recette sont proches de celles éprouvées sur son prédécesseur.
Mélodies implacablement hurlées, sympathiques ritournelles de violons, guitares noisy, accents pavementiens dans la débraille et le côté fourre-tout sont ainsi brillamment déclinés tout au long de ces dix titres diablement efficaces. De Miserabilia à la charmante You'll Need Those Fingers For Crossing, ceux qui ont aimé Beulah, The Apples In Stereo ou les Delgados des débuts ne sauront être déçus par ce second Lp auquel on reprochera juste la naïveté. Devant un tel déluge de joviale innocence, on a forcément envie d'être cruel. On achèterait ainsi volontiers ces sept paysans pour les faire souffrir et dégrossir leurs manières. En attendant, ils restent beaux et un peu cons à la fois, et c'est tout à fait enviable !
Mélodies implacablement hurlées, sympathiques ritournelles de violons, guitares noisy, accents pavementiens dans la débraille et le côté fourre-tout sont ainsi brillamment déclinés tout au long de ces dix titres diablement efficaces. De Miserabilia à la charmante You'll Need Those Fingers For Crossing, ceux qui ont aimé Beulah, The Apples In Stereo ou les Delgados des débuts ne sauront être déçus par ce second Lp auquel on reprochera juste la naïveté. Devant un tel déluge de joviale innocence, on a forcément envie d'être cruel. On achèterait ainsi volontiers ces sept paysans pour les faire souffrir et dégrossir leurs manières. En attendant, ils restent beaux et un peu cons à la fois, et c'est tout à fait enviable !