Funeral (2004). Ce disque en aura enterré des groupes. Une implacable boîte de
Pandore musicale. Peu d’élus auront ravivé cette eau vive. Beaucoup se sont
enlisés dans des réinterprétations faciles, évidées de toute puissance et
dramatisation. Los Campesinos! semble se présenter à nos oreilles en pâle soldat,
simple supplétif sans âme… du moins, c’est ce que l’on s’avoue durant les
premières écoutes. On se dit que le rythme et le tissu mélodique – qui rappellent
souvent Arcade Fire – conviennent peu, en apparence, au titre de cet album. Mais les paroles de
Gareth Campesinos, petites messes bouffées de violences et de détestations, confirment
bien l’intitulé Hello Sadness. Une ironie toute bleutée, un ricanement tout
britannique… enfin, gallois.
Ces doux marioles rappellent parfois dans leur énergie et leur humour leurs compatriotes géniaux Super Furry Animals. Des hymnes festifs sabrés à la rancœur, voilà le lot. La facilité, un peu agaçante, de By Your Hand est rattrapée par de glaçantes vacheries : “She dresses loosely in a bathrobe with her hair up in curls”. Commémoration des tristesses amoureuses, Hello Sadness s’amuse et ne préfère pas s’ennuyer ni se nourrir de minuscules ou grandioses désespoirs. Life Is A Long Time, petite course sarcastique, déverse avec la gaieté de Beulah cette sentence délicieuse : “You know it starts pretty rough and ends up even worse”. Enfin, une superbe chanson, The Black Bird, The Dark Slope, synthétise à merveille le propos et la carnation musicale de ce quatrième LP – le bruit et la fureur, c’est parfois tout ce qui nous reste.
Ces doux marioles rappellent parfois dans leur énergie et leur humour leurs compatriotes géniaux Super Furry Animals. Des hymnes festifs sabrés à la rancœur, voilà le lot. La facilité, un peu agaçante, de By Your Hand est rattrapée par de glaçantes vacheries : “She dresses loosely in a bathrobe with her hair up in curls”. Commémoration des tristesses amoureuses, Hello Sadness s’amuse et ne préfère pas s’ennuyer ni se nourrir de minuscules ou grandioses désespoirs. Life Is A Long Time, petite course sarcastique, déverse avec la gaieté de Beulah cette sentence délicieuse : “You know it starts pretty rough and ends up even worse”. Enfin, une superbe chanson, The Black Bird, The Dark Slope, synthétise à merveille le propos et la carnation musicale de ce quatrième LP – le bruit et la fureur, c’est parfois tout ce qui nous reste.
2 réactions réagir
Qu'est ce que j'aime Los Campesinos!!!!!!
Comment peut-on évoquer Arcade Fire pour parler de Hello Sadness? Funeral, comme les deux autres Arcade Fire, n'ont réussi à provoquer chez moi que ennui et agacement alors que cette pépite pop qu'est Hello Sadness passe en boucle dans mes oreilles avec un enthousiasme grandissant à chaque fois. Ah les mystères de la critique... On a beau vouloir est objectif, ça n'est jamais le cas !!!
