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Le talentueux Mark Van Hoen semblait s'être lassé depuis quelques années de son joujou Locust, consacré qu'il était à sa deuxième passion : la production. Derrière les manettes de Scala, Mojave 3 ou encore de Sing-Sing, il a perfectionné son habileté à créer des ambiances vaporeuses influencées par les premiers pas de la musique électronique des années 70. Près de cinq après, cet ancien pensionnaire de R&S reprend du service avec Locust, probablement échaudé par la place usurpée entre autres par Hooverphonic. Si l'on est forcé de reconnaître, à l'écoute de ce Wrong ou de ses précédents travaux, qu'au moment de composer des mélodies éthérées, peu d'artistes sont capables de rivaliser avec son talent, Mark possède bien son talon d'Achille. En effet, rarement le choix d'une chanteuse aura autant réduit à néant le travail d'un compositeur. Avec une voix absolument insupportable, proche d'une Alanis Morissette sous Xanax, cette probablement charmante Holli Ashton rend l'écoute de ce Wrong comme une punition sans fin. Cela devient carrément risible lorsqu'elle pique ses mélodies de voix à la Madonna de La Isla Bonita (What Do You Care?). Un naufrage que le deuxième Cd, composé d'expériences électroniques instrumentales inécoutables en tant que tel et à jouer en même temps que l'original mais dans une autre pièce, ne vient malheureusement pas sauver.
Robert Alves
MAGIC RPM  #59
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