Les lieux communs pleuvent souvent dès que l’on
évoque les longues mélopées distillées par le producteur Lindstrøm. De space
disco planant au krautdisco psychédélique, les étiquettes n’ont jamais manqué
pour qualifier la musique du Norvégien, sans toutefois jamais en saisir les
réels enjeux. Fort du triptyque gagnant Where
You Go I Go Too (2008), premier aboutissement sur la longueur de ses
ambitions, Hans-Peter Lindstrøm réactive aujourd’hui son projet bicéphale avec
Prins Thomas.
Si leur premier volume n’avait pas laissé un souvenir impérissable (Reinterpretations, 2007), cette suite est d’une toute autre stature, semblant avoir pleinement profité de l’expérience acquise par le tandem ces dernières années. Sous leurs abords avenants, les longues plages instrumentales fomentées par les deux compatriotes cachent en creux des trésors d’inventivité et une sincère érudition. Loin des pistes de danse, qu’ils semblent de moins en moins fréquenter, les Norvégiens réduisent de plus en plus le tempo et bâtissent des cathédrales sonores riches en textures acoustiques variées, entremêlant une multitude d’instruments et d’influences pour un résultat répétitif et organique à souhait, invoquant, sous couvert de joliesse, davantage les expérimentations et bricolages sonores des pionniers de l’électronique ambient que le disco au kilomètre de la fin des seventies auquel on les a vite associés.
Gargantuesque mais pourtant étonnamment digeste, ce second chapitre est ainsi l’œuvre de deux passionnés sans œillères dont les ambitions sont bien plus amples et larges que le style musical dont ils demeurent, malgré tout, les dépositaires.
Si leur premier volume n’avait pas laissé un souvenir impérissable (Reinterpretations, 2007), cette suite est d’une toute autre stature, semblant avoir pleinement profité de l’expérience acquise par le tandem ces dernières années. Sous leurs abords avenants, les longues plages instrumentales fomentées par les deux compatriotes cachent en creux des trésors d’inventivité et une sincère érudition. Loin des pistes de danse, qu’ils semblent de moins en moins fréquenter, les Norvégiens réduisent de plus en plus le tempo et bâtissent des cathédrales sonores riches en textures acoustiques variées, entremêlant une multitude d’instruments et d’influences pour un résultat répétitif et organique à souhait, invoquant, sous couvert de joliesse, davantage les expérimentations et bricolages sonores des pionniers de l’électronique ambient que le disco au kilomètre de la fin des seventies auquel on les a vite associés.
Gargantuesque mais pourtant étonnamment digeste, ce second chapitre est ainsi l’œuvre de deux passionnés sans œillères dont les ambitions sont bien plus amples et larges que le style musical dont ils demeurent, malgré tout, les dépositaires.