Biographie

“Pétillant” est le premier mot qui vient à l’esprit pour résumer la personnalité de cette demoiselle au caractère bien trempé. Et elle semble maîtriser les rouages du music business. Il faut dire que Lily n’est pas née de la dernière pluie et que ses parents – à ma gauche, le comédien Keith Allen, “responsable” des paroles du fameux World In Motion de New Order et membre des rigolos Fat Les ; à ma droite, Allison Owen, productrice dans le domaine du septième art – n’ont pas oublié de la conseiller. “Je n’ai aucune attente particulière !”, affirme-t-elle toutefois à la cantonade, avec un franc sourire. Qu’importe, d’autres en ont pour elle. À tel point qu'en 2006, sa maison de disques l’a pressée d’achever son premier album, sur lequel elle travaillait à la cool depuis deux années. Entre temps, le nouvel effet MySpace était passé par là. Alors, après avoir travaillé pendant plusieurs mois avec le tandem de producteurs mancuniens Future Cut, la jeune fille s’envole outre-Atlantique pour deux semaines, équitablement réparties entre les côtes ouest et est. “En gros, j’ai mis un an et demi pour concevoir la première moitié du disque, et deux semaine pour la seconde !”     Télescopage d’influences multiples, ce premier Lp fait le même effet que ces bombes rafraîchissantes dont tout le monde s’asperge en période de canicule. Il se dévoile au carrefour d’influences qui ont bercé l’adolescence de Mademoiselle Allen. Reggae, Specials, Clash, hip hop, Squeeze, calypso, Minnie Ripperton ou Stone Roses se télescopent ainsi dans l’allégresse, le temps de onze chansons, où les samples les plus surprenants (Jackie Mittoo ou… Pierre Bachelet) côtoient les rengaines les plus entraînantes. “Je voulais mélanger tout cela pour en donner une version moderne”. Et bien ancrée dans la réalité du quotidien, est-on tenté d’ajouter. Pourtant, elle jure que ses “textes naissent juste d‘observations banales. Ils parlent de moi, de ma vie. Je ne suis pas poète. Et je n’ai aucun message à transmettre…” Sur son blog, elle n’hésite cependant pas à marquer ses positions, à donner ses opinions. Et n'a pas les mêmes aspirations que la plupart de ses consœurs. “Je ne me vois pas enregistrer plus de trois albums, même si ça marche. À moins de devenir cocaïnomane ! (…) Je rêve de fonder une famille, de m’installer à la campagne, de cuisiner et de m’occuper de mes futurs enfants”.