On avait
compris avec Le Meurtre De Vénus
(2008) que Les Shades étaient les plus malins, les plus finauds, le plus doué
des groupes du cru issus de la cuisse des Strokes. En ayant simplement pris le
temps et le recul nécessaire avant de s’impliquer dans la sortie d’un album, Les
Shades avaient laissé la concurrence sur les rotules. Aujourd’hui, C’Est La Guerre, déclarent-ils en
préambule. On connaissait la passion parfaitement avouable de ces jeunes gens
pour les riffs lourds et efficaces de Josh Homme, on est content de retrouver
ici un peu de cette hargne primordiale, reçue 5/5. Après ce début tonitruant, court et précis, loin de se
contenter de bourriner sur les chemins vicinaux de l’enfer, la bande des frères
Kerber se replace sur le terrain pop punk dans lequel elle excelle.
Beau portrait de la déconfiture, Ton Rendez-Vous Manqué lâche une perle mélancolique suivie d’une confession À L’Horizon, premier single dans le même style un peu déconfit, mais nimbé d’une aura pop quasiment parfaite. Si les chansons ne sont jamais en cause ici, on pourra en revanche se lasser d’une production, certes judicieuse mais qui met trop souvent en avant la voix au détriment des guitares. Quitte à évoquer les travers de la variété, autant en tirer le meilleur parti avec Une Île Déserte, pas loin de Nino Ferrer (modèle avoué), ou encore et surtout l’éblouissant Autoroute, comme un Taxi Girl avec d’aguicheurs tics discoïdes. Plus mesuré et riche que son prédécesseur, 5/5 maintient Les Shades en très bonne place dans le peloton de tête du rock d’ici et s’achève avec une curieuse reprise du classique northern soul Keep On Keepin’On, base intense de Interzone de Joy Division. Pas une référence de petits joueurs, ça.
Beau portrait de la déconfiture, Ton Rendez-Vous Manqué lâche une perle mélancolique suivie d’une confession À L’Horizon, premier single dans le même style un peu déconfit, mais nimbé d’une aura pop quasiment parfaite. Si les chansons ne sont jamais en cause ici, on pourra en revanche se lasser d’une production, certes judicieuse mais qui met trop souvent en avant la voix au détriment des guitares. Quitte à évoquer les travers de la variété, autant en tirer le meilleur parti avec Une Île Déserte, pas loin de Nino Ferrer (modèle avoué), ou encore et surtout l’éblouissant Autoroute, comme un Taxi Girl avec d’aguicheurs tics discoïdes. Plus mesuré et riche que son prédécesseur, 5/5 maintient Les Shades en très bonne place dans le peloton de tête du rock d’ici et s’achève avec une curieuse reprise du classique northern soul Keep On Keepin’On, base intense de Interzone de Joy Division. Pas une référence de petits joueurs, ça.
1 réaction réagir
et pour ceux qui veulent en voir plus, voici un reportage vidéo!
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/5-sur-5-le-nouvel-album-des-shades-3841353/
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/5-sur-5-le-nouvel-album-des-shades-3841353/