The Throne Of The Third Heaven Of The Nations’ Millennium General Assembly de Le Loup
chronique d'album
Le titre
à rallonge – le nom d'une célèbre sculpture (un trône destiné à Jésus)
construite de bric et de broc par un illuminé et conservée au Smithsonian
Museum – le laissait deviner. Le Loup est le nouveau chouchou saisonnier de la
blogosphère branchée outre-Atlantique, qui passera à coup sûr de l'anonymat à
toutes les playlists en moins de temps qu'il faut pour prononcer The Throne Of The Third Heaven Of The Nations’ Millennium General Assembly. Constitué de sept membres
passablement excentriques, Le Loup cite comme influences Wilco, Sujfan Stevens,
Animal Collective, Destroyer ou Broken Social Scene. Jusque-là, on aurait
plutôt envie de lever les yeux au ciel. Reste que ce premier album mérite
vraiment tout l'intérêt que lui portent les milieux autorisés. Succession de
titres plus étranges les uns que les autres, avec leurs chants collectifs,
leurs improbables rythmes électroniques greffés sur un fragile banjo, leurs
soudains élans pop ou leur absconse arythmie, ce disque surprend à presque
chaque seconde. Une folk pop orchestrale et électronique qui a le mérite de
définir ses propres lois, et de perpétuer du même coup la longue tradition
indie de la ville de Washington D.C.