Comédie
dépressive mais pas déprimante, Greenbergest trempée dans la solitude,
la perte des illusions, l’impossibilité à communiquer et autres joyeusetés.
Sans tenir le rôle principal, la musique y tient une place assez importante.
Mais aucune citation indie BCBG façon Garden State (2004) ou (500)
Jours Ensemble (2009). Ici, les disques sont moins vecteurs que marqueurs
générationnels : Ben Stiller et son tee-shirt limé à l’effigie de Steve
Winwood semblent rescapés d’une autre époque. Des temps reculés où The
Chauffeur de Duran Duran était la bande-son d’une ligne de coke. Une ère où
Albert Hammond était diffusé les jours de pluie. Des souvenirs étrangers à la
jeune Florence, gauche mais charmante. Restent quelques valeurs éternelles :
le classic-rock du Steve Miller Band dans l’autoradio, le garage hystérique des
Sonics, et surtout la déchirante Strange de Galaxie 500. Et puis, il y a
James Murphy.
Impossible de ne pas évoquer le cousinage évident entre ce talentueux songwriter qui aurait pu végéter dans l’ombre indéfiniment et le quadra raplapla Roger Greenberg, ancien musicien qui a raté sa chance, New-Yorkais échoué à Los Angeles. D’ailleurs, si l’œuvre ultime de LCD Soundsystem, This Is Happening (2010), est le plus new-yorkais des disques enregistrés à LA, cette bande originale, au contraire, a profité du climat californien. Murphy se fond dans le paysage musical du film avec talent – le même qui le vit revisiter, trois disques durant, les périodes pré et postpunk. Et ces nouveaux titres de prendre des airs de vieux classiques. Ainsi, un inédit de LCD Soundsystem (Oh You (Christmas Blues)) sonne comme si Roger Waters et Wire reprenaient de biais I Want You (She’s So Heavy) des Beatles. Passée le brillant falsetto mayfieldesque de People (diffusée lors d’un vernissage) et quelques autres perdues au montage, le démiurge joufflu signe des chansons modestes et attachantes.
Souvent épaulé par le guitariste Al Doyle (Hot Chip, ex-LCD Soundsystem), Murphy colle des vignettes contemplatives à la Eno (Sleepy Baby, Plenty Of Time) des ritournelles fugaces (les clochettes de Thumbs), des ballades bucoliques (Birthday Song, Photographs, aussi bouleversantes d’évidence qu’un Badly Drawn Boy) et même un surprenant flamenco fugueur (Gente). Franchement détendu, James Murphy chantonne If You Need A Friend, tout en guitares en bois et tatapoum sur un coin de table. Et il a beau nous asséner un Please Don’t Follow Me en guise d’adieu déchirant, on lui désobéit volontiers. Si cette collection ne tient pas encore lieu de premier Lp solo, ce débroussaillage d’influences et de pistes à suivre revêt les atours d’une belle introduction aux travaux futurs du LCD en chef. Qu’on attend impatiemment.
Impossible de ne pas évoquer le cousinage évident entre ce talentueux songwriter qui aurait pu végéter dans l’ombre indéfiniment et le quadra raplapla Roger Greenberg, ancien musicien qui a raté sa chance, New-Yorkais échoué à Los Angeles. D’ailleurs, si l’œuvre ultime de LCD Soundsystem, This Is Happening (2010), est le plus new-yorkais des disques enregistrés à LA, cette bande originale, au contraire, a profité du climat californien. Murphy se fond dans le paysage musical du film avec talent – le même qui le vit revisiter, trois disques durant, les périodes pré et postpunk. Et ces nouveaux titres de prendre des airs de vieux classiques. Ainsi, un inédit de LCD Soundsystem (Oh You (Christmas Blues)) sonne comme si Roger Waters et Wire reprenaient de biais I Want You (She’s So Heavy) des Beatles. Passée le brillant falsetto mayfieldesque de People (diffusée lors d’un vernissage) et quelques autres perdues au montage, le démiurge joufflu signe des chansons modestes et attachantes.
Souvent épaulé par le guitariste Al Doyle (Hot Chip, ex-LCD Soundsystem), Murphy colle des vignettes contemplatives à la Eno (Sleepy Baby, Plenty Of Time) des ritournelles fugaces (les clochettes de Thumbs), des ballades bucoliques (Birthday Song, Photographs, aussi bouleversantes d’évidence qu’un Badly Drawn Boy) et même un surprenant flamenco fugueur (Gente). Franchement détendu, James Murphy chantonne If You Need A Friend, tout en guitares en bois et tatapoum sur un coin de table. Et il a beau nous asséner un Please Don’t Follow Me en guise d’adieu déchirant, on lui désobéit volontiers. Si cette collection ne tient pas encore lieu de premier Lp solo, ce débroussaillage d’influences et de pistes à suivre revêt les atours d’une belle introduction aux travaux futurs du LCD en chef. Qu’on attend impatiemment.