Simple exercice de style commandité par Nike
pour accompagner les joggers fans de la marque lors de leur sortie du dimanche,
45:33 (2007) s’est vite imposé comme
l’une des œuvres les plus marquantes de son créateur. Détaché du format
post-punk dansant qui l’avait fait connaître, dans lequel il pouvait risquer de
s’enfermer, James Murphy y payait, sans complexe et avec panache, son tribut au
disco mutant et underground du début des eighties, ressuscitant les fantômes d’Arthur
Russell et de Larry Levan.
Histoire de faire patienter le chaland avant la sortie de son nouvel album en 2010, la tête pensante de DFA a jeté en pâture ce chef-d’œuvre, encore trop peu connu, entre les mains de remixeurs dont la virtuosité n’est plus à prouver. Hélas, peut-être impressionné par la matière à transformer, aucun des acteurs conviés à la fête n’a réussi à imprimer sa marque et a trop souvent garder intact les titres originaux.
Parmi les tentatives les plus singulières, le Norvégien Prins Thomas, coutumier du genre, délivre un interminable mais délectable edit discoïde, pendant que Theo Parrish signe une version house déstructurée et lascive, et Pilooski, une hypnotique mélopée analogique. Loin de faire de l’ombre à l’œuvre originelle, qui se prêtait difficilement à un tel traitement, cette collection de relectures en fournit, par son étonnante fidélité, un joli appendice.
Histoire de faire patienter le chaland avant la sortie de son nouvel album en 2010, la tête pensante de DFA a jeté en pâture ce chef-d’œuvre, encore trop peu connu, entre les mains de remixeurs dont la virtuosité n’est plus à prouver. Hélas, peut-être impressionné par la matière à transformer, aucun des acteurs conviés à la fête n’a réussi à imprimer sa marque et a trop souvent garder intact les titres originaux.
Parmi les tentatives les plus singulières, le Norvégien Prins Thomas, coutumier du genre, délivre un interminable mais délectable edit discoïde, pendant que Theo Parrish signe une version house déstructurée et lascive, et Pilooski, une hypnotique mélopée analogique. Loin de faire de l’ombre à l’œuvre originelle, qui se prêtait difficilement à un tel traitement, cette collection de relectures en fournit, par son étonnante fidélité, un joli appendice.