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Penguin Rock de Lazyboy

chronique d'album
Inconnu en France, Rob Da Bank jouit pourtant en Angleterre d'une cote d'amour profonde. À la disparition du monument John Peel, le garçon a en effet assuré l'intérim sur les ondes de Radio One. Il est également à l'origine du label Sunday Best sur lequel il signe tubes underground (Max Sedgley) et découvertes remarquées (Grand National), et autour duquel il organise des soirées et des évènements tels que le Bestival, avant de fonder Lazyboy avec Dan Carey. Les deux compères font chanter le retraité Roddy Frame sur le tragique Western Skies. Cette belle ballade aux accents "melody nelsoniens" est d'ailleurs présente sur le premier album du duo, Penguin Rock, reflet éclectique de la musique telle que la conçoivent les deux (faux) paresseux. En véritable publicité pour la légalisation, des pièces électroniques enfumées s'intercalent entre les collaborations successives avec des invités très différents. L'inspiration cinématographique de Lazyboy prend tout son sens sur Soft Little Sound, où Air compose une bande originale pour Tarantino, et sur Police Dogs Bonfire, hymne Bollywood sous pilules. Dans la lignée des compositions de Richard X, Estelle vient prendre le micro sur le bien nommé Lovebeat et marque plus les esprits que la soupe soul Don't Fret George. Le classieux Fireworks rappelle Finley Quaye tandis que l'improvisation militante du parrain Lee Scratch Perry donne son titre à l'album. Cohérente et variée, cette programmation idéale évoque une promenade pastorale entre reggae, pop et electronica.
ALEXANDRE COGNARD
MAGIC RPM  #91
article extrait de :
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