Évacuons d'abord cette embarrassante homonymie qui pourrait causer quelques sérieuses déconvenues : nous n'avons pas affaire ici à notre Lawrence, celui de Felt, Denim et Go-Kart Mozart, mais à un jeune Allemand dont on nous dit qu'il "absorbe la grisaille de Hambourg pour l'estomper dans l'univers éthéré de ses rythmiques électroniques apaisantes". Plus prosaïquement, on entend une house minimaliste tout à fait insipide, débitée au kilomètre. À deux reprises, Martin M. Kersten a la bonne idée de débrancher sa boîte à rythmes pour de très courtes pièces atmosphériques plus attachantes. Pour le reste, The Night Will Last Forever donne la désagréable impression d'être enfermé pour l'éternité dans un magasin de fringues branché, entouré de vendeurs à la coolitude vaguement hostile.