Depuis Orval Carlos Sibelius, on se demande ce qui
pousse les artistes de Clapping Music à ainsi divaguer dans les bois ? La
quête de champignons jadis célébrés par ce magazine, comme le suggère Because Of The Drugs ? Le besoin de
retrouver ses racines ? Si l’on en juge par la pochette, c’est du mauvais
côté du pissenlit que Boris Kohlmayer (alias Lauter) consommera bientôt
celles-ci. Que l’auditeur se rassure, sa musique, elle, se porte à merveille.
Tantôt folk, pop et progressif – et souvent les trois à la fois –, le bien nommé The Age Of Reason convie le fantôme de Nick Drake à reprendre le répertoire de Soft Machine un soir de pleine Lune (Black Pupils, Ditty). Mais s’il apprécie les vieilles badernes anglaises, ce compagnon de route de Little Red visite souvent le continent américain, l’esprit en friche et le banjo à la main (In Our Heads, We’re Moving In). Comme ses collègues de label (Encre, François Virot, Orval Carlos Sibelius), Kohlmayer déploie ses ailes – ce deuxième album est double, le prochain devrait logiquement être triple – avec une audace et une originalité folles.
Chargé de représenter l’Alsace aux prochaines Eurockéennes de Belfort, cet expatrié parisien partage avec les incontournables Don Nino (The Worm) et Nick Cave (The Next Step) une certaine idée de l’élégance musicale. À l’occasion, il sait également s’étendre sur de longues plages électriques dignes de Mogwai (Distance, That’s The Way Out). Il est donc raisonnable de penser que, vu son âge, Lauter ira loin. Très loin…
Tantôt folk, pop et progressif – et souvent les trois à la fois –, le bien nommé The Age Of Reason convie le fantôme de Nick Drake à reprendre le répertoire de Soft Machine un soir de pleine Lune (Black Pupils, Ditty). Mais s’il apprécie les vieilles badernes anglaises, ce compagnon de route de Little Red visite souvent le continent américain, l’esprit en friche et le banjo à la main (In Our Heads, We’re Moving In). Comme ses collègues de label (Encre, François Virot, Orval Carlos Sibelius), Kohlmayer déploie ses ailes – ce deuxième album est double, le prochain devrait logiquement être triple – avec une audace et une originalité folles.
Chargé de représenter l’Alsace aux prochaines Eurockéennes de Belfort, cet expatrié parisien partage avec les incontournables Don Nino (The Worm) et Nick Cave (The Next Step) une certaine idée de l’élégance musicale. À l’occasion, il sait également s’étendre sur de longues plages électriques dignes de Mogwai (Distance, That’s The Way Out). Il est donc raisonnable de penser que, vu son âge, Lauter ira loin. Très loin…