Trois ans après
son atypique Saltbreakers(2007),
Laura Veirs revient vers des contrées plus folk. Le titre July Flamefait référence au nom des
pêches que la chanteuse aurait trouvées au marché un jour où le soleil lui
brûlait la peau. De cet épisode anecdotique, elle sait retirer toute la poésie
et la chaleur pour dresser une pastorale lumineuse. Avec une palette enrichie
de quelques touches de pop (Summer Is The Champion) ou de jazz (When
You Give Your Heart), Laura Veirs abandonne l’astronomie (Year Of
Meteors) ou les incursions marines (Saltbreakers) pour décliner
l’été sous toutes ses formes. De l’émerveillement (Silo Song) à la ballade
alanguie sous un soleil de plomb (Sun Is King) en passant par des gigues enfantines (Wide-Eyed, Legless), les
scènes estivales défilent jusqu’à dresser un paysage complet.
Dans cette visite guidée, l’épisode le plus notable reste sans doute le passage près d’une rivière où repose un soldat : Sleeper In The Valley reprend avec une sobriété poignante Le Dormeur Du Val de Rimbaud. Les arrangements ambitieux (violons, banjo, claviers) trouvent dans July Flame un équilibre rare auquel la production de Tucker Martine n’est sans doute pas étrangère ; le chant révèle des possibilités encore inconnues chez l’enfantine Laura. Et sous sa candeur apparente, le disque tout entier respire la maturité, de sorte que l’on n’a plus l’impression d’un journal intime réussi, mais d’un véritable tableau peaufiné par une main de maître. “It’s gonna take a long, long time, but we’re gonna make something so fine”, psalmodie-t-elle dans le titre conclusif. July Flameest sans doute le produit le plus abouti d’une telle devise.
Dans cette visite guidée, l’épisode le plus notable reste sans doute le passage près d’une rivière où repose un soldat : Sleeper In The Valley reprend avec une sobriété poignante Le Dormeur Du Val de Rimbaud. Les arrangements ambitieux (violons, banjo, claviers) trouvent dans July Flame un équilibre rare auquel la production de Tucker Martine n’est sans doute pas étrangère ; le chant révèle des possibilités encore inconnues chez l’enfantine Laura. Et sous sa candeur apparente, le disque tout entier respire la maturité, de sorte que l’on n’a plus l’impression d’un journal intime réussi, mais d’un véritable tableau peaufiné par une main de maître. “It’s gonna take a long, long time, but we’re gonna make something so fine”, psalmodie-t-elle dans le titre conclusif. July Flameest sans doute le produit le plus abouti d’une telle devise.
2 réactions réagir
Un chef-d'oeuvre ! Pour moi l'année 2010 est pliée, on ne pouvait pas faire mieux, du très grand art ! Mille bravos Laura !
Vraiment très beau ce July Flame! J'ai eu le plaisir de recontrer laura Veirs pour un interview pour mon webzine, n'hésitez pas à aller lire ça!
http://starsareunderground.free.fr/html/interviews/lauraveirs.html
http://starsareunderground.free.fr/html/interviews/lauraveirs.html