Ladytron
Vu par Magic
604
archive mag avril 2001
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Après une poignée de singles prometteurs, un premier album introuvable et une apparition remarquée aux côtés de Tommy Hools, I Am Kloot et Zoot Woman sur l'incontournable compilation We Love You... So Love Us Too, Ladytron (en activité depuis 1998) sort aujourd'hui son second album, 604. Rejeton extasié des trop silencieux New Order, dans lequel chacun joue des claviers et bidouille ses boîtes à rythmes avec un égal bonheur, le quatuor pourrait bien être l'alternative electro pop à des Daft Punk récemment égarés entre funk, disco et hard rock. Réunion des deux Dj's, Daniel Hunt et Reuben Wu, et des chanteuses Helena Marnie et Mira Aroyo, le projet Ladytron (ou les petits-enfants turbulents d'Abba et Kraftwerk), basé à Liverpool, ne parvient qu'à moitié à confirmer le buzz qui l'entourait (un concert remarqué au sein des fameuses soirées Tricatel suivi d'une invitation de Monsieur John Peel lui-même). En effet, les meilleurs morceaux de 604 sont précisément ceux que l'on connaissait déjà (les incontournables He Took Her To A Movie, Playgirl et Commodore Rock) et, malgré quelques indéniables réussites telles que Discotrax, le tubesque Ladybird, Another Breakfast With You qui lorgne sur le Self Control de Laura Branigan ou I'm With The Pilots, l'album peine à décoller. Résolument biberonnés aux synthétiques années 80, les morceaux, taillés pour les clubs, vous apprendront à danser intelligemment ou, à défaut, égaieront vos samedis soir. Invitation à l'école buissonnière, Skools Out (rien à entendre avec la chanson du même nom d'Alice Cooper) clôt péniblement l'affaire, laissant l'auditeur sur une impression mitigée. Dispensable pour les heureux possesseurs des premiers maxis, 604 demeure cependant pour les autres une très bonne surprise.
Renaud Paulik
article extrait de :
MAGIC RPM #50
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