Les albums de The Konki Duet étaient un peu
ennuyeux, celui de Kumisolo, échappée du faux duo, est très embarrassant. Car
tout semblait réuni pour le meilleur : le corsaire Jona Bechtolt (Yacht)
en harangueur introductif, le nomade avant-pop Domotic, le puits de science de
l’electro déviante O.Lamm, l’ex-Transbeauce Hypo et les bonnes blagues de
Momus. Bref, quelques-unes des étoiles de la galaxie Active Suspension, dans
laquelle chacun participe aux albums des uns et des autres. Kumi Okamoto y
assurait souvent les chœurs, et c’était très bien ainsi. En témoigne Étude
Pour Kinoko, dream pop labtopée où ses vocalises charment par leur
discrétion.
Car sur la longueur, son timbre d’écolière en jupe plissée est plus que crispant. Quant aux textes, si certaines nuances nous échappent dans la langue de Cornelius, les rares tentatives dans celle de Jacques Duvall sont cruelles, entre naïveté étudiée (le refrain gnangnan de Cheap Pop Song) et résurrection de Sabine Paturel (Confiance Absolue, composée par Momus et poliment salie par O.Lamm). On pourrait défendre ce disque en évoquant le second degré revendiqué des premiers Lio ou les synthétiseurs acidulés de Jean-Jacques Perrey. On pourrait également invoquer, en écoutant la reprise d’un tube de The Waitresses (I Know What Boys Like), La Débutante (1988), album oublié de relectures déphasées et intriguantes par une autre Japonaise expatriée, Sonoko.
La mauvaise foi ayant ses limites, on conseillera ce disque de pop songs sans le sou à ceux et celles qui arborent un sac Hello Kitty et se sont émus des amourettes de Juliette et autres Lucille. Ils pourront se jeter les yeux fermés sur ce disque qui aligne tous les clichés décalés et tellement kawaï. Les autres auront du mal à se retrouver dans cette collection de comptines interchangeables et cucul la praline, ânonnées sur fond d’electro pop proprette et bien coiffée.
Car sur la longueur, son timbre d’écolière en jupe plissée est plus que crispant. Quant aux textes, si certaines nuances nous échappent dans la langue de Cornelius, les rares tentatives dans celle de Jacques Duvall sont cruelles, entre naïveté étudiée (le refrain gnangnan de Cheap Pop Song) et résurrection de Sabine Paturel (Confiance Absolue, composée par Momus et poliment salie par O.Lamm). On pourrait défendre ce disque en évoquant le second degré revendiqué des premiers Lio ou les synthétiseurs acidulés de Jean-Jacques Perrey. On pourrait également invoquer, en écoutant la reprise d’un tube de The Waitresses (I Know What Boys Like), La Débutante (1988), album oublié de relectures déphasées et intriguantes par une autre Japonaise expatriée, Sonoko.
La mauvaise foi ayant ses limites, on conseillera ce disque de pop songs sans le sou à ceux et celles qui arborent un sac Hello Kitty et se sont émus des amourettes de Juliette et autres Lucille. Ils pourront se jeter les yeux fermés sur ce disque qui aligne tous les clichés décalés et tellement kawaï. Les autres auront du mal à se retrouver dans cette collection de comptines interchangeables et cucul la praline, ânonnées sur fond d’electro pop proprette et bien coiffée.
3 réactions réagir
Si on ne veut pas être considérée comme le cliché de l'écolière japonaise,on ne s'exhibe pas en robe de pom pom girl sur son site internet!Mlle Kumisolo a été, de toute évidence, très mal conseillée en matière de communication...
Le mélange de cette candeur préfabriquée et d'un album "fraise tagada" (trop de sucre,trop de colorants artificiels)ne peut que provoquer une crise de foie.
A déconseiller, définitivement,aux diabétiques....
Le mélange de cette candeur préfabriquée et d'un album "fraise tagada" (trop de sucre,trop de colorants artificiels)ne peut que provoquer une crise de foie.
A déconseiller, définitivement,aux diabétiques....
Je crois que l'album de Kumisolo n'as pas prétention autre qu'à offrir de la légèreté et des mélodies décomplexées sans tomber, contrairement à cette chronique, dans des stéréotypes -forcément- de mauvais goût.
Pour l'avoir vu plusieurs fois sur scène, il semble que Kumisolo ait parfaitement rempli sa mission. Les morceaux sont efficaces et leurs effets immédiats comme un titre d'Elli&Jacno catapultée en pleine soirée.
Pour l'avoir vu plusieurs fois sur scène, il semble que Kumisolo ait parfaitement rempli sa mission. Les morceaux sont efficaces et leurs effets immédiats comme un titre d'Elli&Jacno catapultée en pleine soirée.
C'est avec un soulagement réel que je vois quelqu'un dire haut et fort ce que je pense depuis des mois...
Personnellement,je n'avais pas encore pardonné à Kumisolo ce qu'il faut bien appeler un massacre de Bob Dylan sur sa reprise de "M.Tambourine Man",et j'avoue que cet opus n'incite pas à la clémence...
Personnellement,je n'avais pas encore pardonné à Kumisolo ce qu'il faut bien appeler un massacre de Bob Dylan sur sa reprise de "M.Tambourine Man",et j'avoue que cet opus n'incite pas à la clémence...