Klaxons aura donc attendu trois ans pour laisser se
dissiper les dernières brumes de la hype et s’alléger du fardeau d’un succès
précoce, symbolisé par ce Mercury Prize si lourd à digérer. Trois années
consacrées à la difficile maturation de ce second album qui cherche résolument
à enfoncer le même clou que son prédécesseur dans les têtes dures de ceux que
les étiquettes initialement accolées au groupe avaient pu rebuter. D’emblée,
l’évidence s’impose : on ne trouve ici nulle trace résiduelle d’une
quelconque nu-rave, pas davantage que de céleri du même nom. En choisissant de
se faire produire à Los Angeles par le maître du boucan métallique Ross Robinson
(Slipknot, Sepultura), le quatuor londonien réaffirme clairement son statut de
groupe rock, dont la puissance de feu peut ponctuellement être amplifiée par
quelques rares touches électroniques. Quelque part entre Hawkwind et Prodigy,
Jamie Reynolds et ses camarades parviennent à maintenir l’équilibre délicat
entre le plaisir des jambes et le bonheur de la tête, entre le format condensé
de chansons parfaitement structurées et un foisonnement sonore de plus en plus
dense et intrigant.
La puissance de feu et l’efficacité de cette grosse artillerie dont les principaux canons sont désormais connus (beats dansants, basses agressives et voix haut perchées, comme sur Surfing The Void, ce descendant direct d’Atlantis To Interzone) n’empêche pas le groupe de s’aventurer sur des sentiers moins conventionnels et plus inattendus. On y croise, ô surprise, la route de Martin Gore (Venusia) et même de Pink Floyd, sous la forme de 2 allusion plus qu’appuyées glissées dans des titres : le single Echoes, bien sûr, mais aussi Extra Astronomical, comme un clin d’œil à Astronomy Domine. Qu’ils soient ou non le fruit du hasard, ces rapprochements lexicaux symbolisent en tous cas une évolution parfaitement maîtrisée vers une forme de psychédélisme flamboyant et progressif de plus en plus accomplie. Bref, en à peine trois années, Klaxons a réussi là où Muse a toujours échoué.
> Écoutez Surfing The Void via Deezer.
La puissance de feu et l’efficacité de cette grosse artillerie dont les principaux canons sont désormais connus (beats dansants, basses agressives et voix haut perchées, comme sur Surfing The Void, ce descendant direct d’Atlantis To Interzone) n’empêche pas le groupe de s’aventurer sur des sentiers moins conventionnels et plus inattendus. On y croise, ô surprise, la route de Martin Gore (Venusia) et même de Pink Floyd, sous la forme de 2 allusion plus qu’appuyées glissées dans des titres : le single Echoes, bien sûr, mais aussi Extra Astronomical, comme un clin d’œil à Astronomy Domine. Qu’ils soient ou non le fruit du hasard, ces rapprochements lexicaux symbolisent en tous cas une évolution parfaitement maîtrisée vers une forme de psychédélisme flamboyant et progressif de plus en plus accomplie. Bref, en à peine trois années, Klaxons a réussi là où Muse a toujours échoué.
> Écoutez Surfing The Void via Deezer.