En kiosque actuellement Commander

Riot On An Empty Street de Kings Of Convenience

chronique d'album
Depuis qu'ils ont décrété en 2001 "quiet is the new loud", Erlend Øye et Eirik Glambek Bà¸e ont suscité bien des vocations. Mais personne n'est arrivé à  la cheville du premier album de Kings Of Convenience, qui a permis de situer la ville de Bergen sur la carte du monde. Enfin de retour après la suractivité discographique du premier (un album décevant par-ci, un mémorable Dj-Kicks par-là , sans compter quelques featurings) et l'absolu silence du second, on pouvait douter de la capacité du tandem à  se régénérer, sans se disperser pour autant. La présence de la dulcinée d'Eirik Glambek Bà¸e sur la pochette du disque est un signe du changement dans la continuité que renferme Riot On An Empty Street. Soit douze chansons d'obédience acoustique, toujours autant influencées par l'héritage Simon & Garfunkel (Homesick, en ouverture intemporelle), mais plus arrangées qu'avant (Love Is No Big Truth à  titre exemplaire), discrètement groovy (I'd Rather Dance With You) et parfois ouvertes à  une présence extérieure. L'omniprésente mais lumineuse Feist, LA révélation féminine de l'année, propulse ainsi Know How et surtout The Build Upvers des altitudes insoupçonnées qui n'ont d'égal que le sommet des montagnes norvégiennes. Toujours aussi facétieux, les Kings Of Convenience ont failli intituler ce disque Dire Straits. Dommage. On imaginait déjà  la tête de quelque acheteur se décomposer en magasin.
Franck Vergeade
MAGIC RPM  #82
article extrait de :
MAGIC RPM #82 Commander ce numéro


Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser