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Compte-rendu live - 02/06/10 de Kim

interviews
Le 21 mai dernier, Kim répondait à l'invitation de David Lespès, membre de Calc et Pull, en pénétrant son appartement bordelais pour une session sans électricité de deux heures. 25 personnes et un modeste démiurge heureux de revisiter l'intégralité de son répertoire. Voilà ce que Kim en dit sur son blog zélé, et voici ce que notre correspondante en pense joyeusement (avec des photos signées Guillaume Cochet) :

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Kim est presque chez lui dans le salon de David Lespes : il y est comme dans une chanson. Au cours du concert, à bout de souffle, il joue d’ailleurs David Lespès plus fort, plus fou que du Frank Black. C’est l’un de ses plus purs classiques foutraques. Quand il joue, Kim dérange les archives ; il ouvre la soirée sur You Really Are A Woman, une chanson écrite à l’origine pour Tender Forever. Il trimballe dans sa voix de jeune homme léger, dans sa guitare sèche, dans son omnichord, une collection de Lady Lanes désagrégées. Kim fait l’inventaire, il passe en revue, rembobine sans sentimentalisme nos yesterdays ; il charrie à mains nues, jour après jour, son histoire qui est aussi l’histoire plus large de la musique populaire, contenue dans des centaines de petites chansons-bibelots, délicates et ébréchées, imparfaites et, pourtant, si totalement justes. Kim est un montreur de chansons ; un juke-box magique. Fatal Mambo reparaît par touches devant nous : Summer In Pyla (slow ensablé), Lovepill (papillonage popfolk tendre, doux comme du BMX Bandits des débuts), Boogie Masturbation (un twist qu’il joue déhanché, vision fugace de Chuck Berry).

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Kim rappelle la pop culture et la bazarde, la congédie brutalement. C’est simple. Ennemi des chapelles et des clôtures, il ramène tout au même endroit, au même moment, au même niveau : Balavoine, le kitsch, le rock’n’roll, les fulgurances de l’indie américain, Donovan, l’électro. Le concert dure longtemps ; c’est une traversée façon medley du pays de Kim ; ça se disperse aux quatre vents, aux quatre coins de l’appartement. A la fin, il s’assoit à l’orgue. Il clôt le concert sur les pulsations de Rastafari Ganja People. Le public chante aussi. Musicien, chansonnier quotidien, Kim est en train de faire, de réaliser ce qu’on appellera peut-être une somme ou une œuvre qui, commencée il y a  plus de dix à Bordeaux, se poursuit aujourd’hui à Paris. Une fillette enchantée se roule presque à ses pieds. ‘C’est qui la plus drôle ?’... Kim se déconcentre, oublie les paroles de The Singer (un nouveau single), fait n’importe quoi. Ce n’importe quoi, ces interférences (rires, mots décalés, hésitations) sont légitimes : ils font partie intégrante de la vie des chansons. Kim est l’architecte acharné d’une œuvre et de son engloutissement.

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E.A.R.


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Nico - 04/06/2010 12:07
KIM = PRESIDENT