L’an passé, on s'était fendu dans ces pages d'une déclaration d'amour
enflammée à Kim, qui signait avec Don Lee Doo (2008) son œuvre la plus
passionnante. On s'était même un peu fait charrier en lui offrant un siège au
sein de notre sacro-saint top 5 rétrospectif. Reste que, des albums de 2008,
c’est l'un des seuls qui conserve sa fraîcheur intacte. Sentant qu'il avait
découvert une forme féconde pour développer les chansons qui s'invitent sans
répit dans son esprit, l’ami Giani-Duvigneau a fomenté un de ces complots
conceptuels dont il a le secret. En l'occurrence, une trilogie, dont Mary Lee Doo est le second volet. Lors d'une première écoute distraite, on est
presque déçu par cette continuité à laquelle Kim ne nous avait pas habitué.
Vagues d'omnichord, synthétiseurs disco ou japonisant, batteries métronomiques, guitares minimales rêvant de funk, chant au groove de visage pâle, tous les éléments sont en place pour reproduire cette néo-pop 80's qui avait enchanté nos oreilles. Ce léger et stupide désagrément initial se volatilise toutefois dès qu'on plonge plus en avant dans l'album. Car en dépit de sa fièvre créatrice qui rend presque impossible le recensement de ses domaines d'activité, Kim n'a pas oublié l'essentiel, ce sans quoi tout le reste ne serait que futile échafaudage : les chansons.
Qui répondent à merveille à cet idéal qu'on ne cesse de ressasser quand on est un bagnard volontaire de la pop moderne : une évidence désarmante (des tubes, encore des tubes) née d'une écriture sophistiquée et extrêmement inventive. Composées dans le soucis de pouvoir être jouées “seul à la guitare folk” (dixit l'intéressé sur son blog), elles révèlent ainsi la nature noble des arrangements et de la production : pas des cache-misère, mais des partis pris forts. Ludique et mélancolique, serré et généreux, Mary Lee Doo est bien un disque d'auteur, irréductible à ses emprunts, plus grand que la somme de ses parties. L'histoire d'amour continue.
Vagues d'omnichord, synthétiseurs disco ou japonisant, batteries métronomiques, guitares minimales rêvant de funk, chant au groove de visage pâle, tous les éléments sont en place pour reproduire cette néo-pop 80's qui avait enchanté nos oreilles. Ce léger et stupide désagrément initial se volatilise toutefois dès qu'on plonge plus en avant dans l'album. Car en dépit de sa fièvre créatrice qui rend presque impossible le recensement de ses domaines d'activité, Kim n'a pas oublié l'essentiel, ce sans quoi tout le reste ne serait que futile échafaudage : les chansons.
Qui répondent à merveille à cet idéal qu'on ne cesse de ressasser quand on est un bagnard volontaire de la pop moderne : une évidence désarmante (des tubes, encore des tubes) née d'une écriture sophistiquée et extrêmement inventive. Composées dans le soucis de pouvoir être jouées “seul à la guitare folk” (dixit l'intéressé sur son blog), elles révèlent ainsi la nature noble des arrangements et de la production : pas des cache-misère, mais des partis pris forts. Ludique et mélancolique, serré et généreux, Mary Lee Doo est bien un disque d'auteur, irréductible à ses emprunts, plus grand que la somme de ses parties. L'histoire d'amour continue.