Les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes, on se précipitait sur chaque nouvelle production de Wu-Tang... C'était il n'y a pas si longtemps. La capacité d'innovation du Razor (RZA) semblait alors protéger l'ensemble du clan du terme "rasoir". Chaque piste était une cicatrice dans le disque, un nouveau sillon dans la chronique de faits divers déclinés par une horde de bègues. Mais tout ne tenait qu'à un fil, aujourd'hui rompu qui fait passer le Wu de la série B la plus classe à la série Z la plus crasse. En d'autres termes, si le style a jadis fait sens, il constitue aujourd'hui une simple recette. Ni plus, ni moins... Témoin ce Doe Rae Wu calqué sur la mélodie de notre Frère Jacques, pitoyable pantalonnade (sur)soulignée par un Ol' Dirty Bastard plus alcoolique que mélancolique. Frères Wu, vous réveillerez vous ?