Des Recyclers à Francis Et Ses Peintres, Katerine fait toujours des
merveilles lorsqu’il s’entoure d’une formation de jazz, car il est probablement
le seul à pouvoir embarquer de si virtuoses musiciens vers des contrées pop
tarabiscotées, voire salement punk. Il n’y a effectivement pas meilleur écrin
pour celui qui prend un malin plaisir, depuis presque vingt ans, à déniaiser la
chanson française en lui donnant le goût de l’aventure, de la folie et de l’humour
surréaliste. Révélées chaque semaine pendant une année sur le site du groupe
illustré par un cimetière sous une nuit étoilée, ces 52 Reprises Dans L’Espace dressent un panorama éclectique et
hétérogène d’un patrimoine musical qui nous accompagnera toujours dans les
allées de nos supermarchés.
Le plus troublant dans cet exercice de style est la gloutonnerie avec laquelle Katerine s’approprie ces chansons fossilisées et immortelles. À tel point que l’on jurerait qu’elles lui appartiennent toutes. De Stone Charden à Michel Jonasz, de Jean Schultheis à Pierre Bachelet, de Jacno à Mylène Farmer, pour citer quelques relectures parmi les plus jubilatoires, incongrues, démentes, électrisantes ou touchantes, on retrouve intact cet art réversible du travestissement et de l’exhibition. Avec ce supplément d’âme exquis apporté par Francis Et Ses Peintres, quatuor nantais aux idées larges composé de François Ripoche (saxophone, piano), Gilles Coronado (guitares, banjo), Fred Chiffoleau (contrebasse) et Christophe Lavergne (batterie, percussions). Gribouillage enfantin ou toile de maître, esquisse ou aquarelle, il y en a pour tous les goûts dans les dédales de ce musée de la variété française. Et si certains choix de réinterprétation manquent de pertinence ou s’étiolent sur la longueur de ce triple album, l’étendue du talent de Katerine reste, quant à lui, infini.
Le plus troublant dans cet exercice de style est la gloutonnerie avec laquelle Katerine s’approprie ces chansons fossilisées et immortelles. À tel point que l’on jurerait qu’elles lui appartiennent toutes. De Stone Charden à Michel Jonasz, de Jean Schultheis à Pierre Bachelet, de Jacno à Mylène Farmer, pour citer quelques relectures parmi les plus jubilatoires, incongrues, démentes, électrisantes ou touchantes, on retrouve intact cet art réversible du travestissement et de l’exhibition. Avec ce supplément d’âme exquis apporté par Francis Et Ses Peintres, quatuor nantais aux idées larges composé de François Ripoche (saxophone, piano), Gilles Coronado (guitares, banjo), Fred Chiffoleau (contrebasse) et Christophe Lavergne (batterie, percussions). Gribouillage enfantin ou toile de maître, esquisse ou aquarelle, il y en a pour tous les goûts dans les dédales de ce musée de la variété française. Et si certains choix de réinterprétation manquent de pertinence ou s’étiolent sur la longueur de ce triple album, l’étendue du talent de Katerine reste, quant à lui, infini.
