Il y a
quelque chose d’à la fois rêche, têtu et charmant dans le premier album de
Karaocake, projet très personnel de Camille Chambon, épaulée par Charlotte Sampling et
Domotic, deux garçons plus inspirés dans leurs choix musicaux que dans celui de
leurs noms d’artistes. En douze déclinaisons minimalistes d’une pop à claviers
tendue et chancelante qui doit autant aux Young Marble Giants qu’à Broadcast ou
Casiotone For The Painfully Alone, Rows
And Stitches fait souffler une bise glaciale sur un paysage mental abîmé. L’hypnotique Bodies And Minds ouvre l’album sur ces
mots : “My body is useless but
my brain works and my heart aches most of the time”.
Mais si Karaocake prend le risque des humeurs monotones et du minimalisme lo-fi, c’est pour bichonner des mélodies cruciformes qui se vissent au cœur et réservent des micro surprises à maxi effets : des fragments synthétiques qui partent en volutes sur le single It Doesn’t Take A Whole Week, des claquements de mains frénétiques qui sonnent comme un deuil de l’enfance (Eeeeerie), des chœurs moelleux qui assouplissent Never Sure. Mais la meilleure surprise reste encore la présence de petits tubes en puissance, comme les merveilleux Medication ou A Kingdom, portés par des mélodies sublimes et le chant presque enfantin de Camille Chambon, en équilibre fragile sur un fil dangereusement tendu entre espoir et apathie, au dessus de gouffres inquiétants. Ne regarde pas en bas.
Mais si Karaocake prend le risque des humeurs monotones et du minimalisme lo-fi, c’est pour bichonner des mélodies cruciformes qui se vissent au cœur et réservent des micro surprises à maxi effets : des fragments synthétiques qui partent en volutes sur le single It Doesn’t Take A Whole Week, des claquements de mains frénétiques qui sonnent comme un deuil de l’enfance (Eeeeerie), des chœurs moelleux qui assouplissent Never Sure. Mais la meilleure surprise reste encore la présence de petits tubes en puissance, comme les merveilleux Medication ou A Kingdom, portés par des mélodies sublimes et le chant presque enfantin de Camille Chambon, en équilibre fragile sur un fil dangereusement tendu entre espoir et apathie, au dessus de gouffres inquiétants. Ne regarde pas en bas.
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Cet opus donne envie de danser dans soit à l'abri des regards adultes... Il est mon disque de l'année, de chevet et de route. Ces trois là iront bien au delà du loin(tain) que l'on peut leur souhaiter. Rows & Stitches sonne déjà comme un classique... C'est bon, c'est frais et chaque chanson est une gourmandise dont les parfums subtiles me restent sur la langue ! I love Karaocake !!!