Jusqu’à présent, on ne s’était jamais montré
vraiment difficile à l’écoute des trois albums de Kaiser Chiefs. Agréablement
titillé du côté de la fibre anglophile, emporté par le bouillonnement d’énergie
ébouriffante et de mélodies malignes, on succombait sans trop de réticences au
charme de ces hymnes faussement simplistes et toujours efficaces, qui
semblaient destinés à être repris en chœur et scandés dans les arènes rock et
les stades de Premier League. Que la fraîcheur et l’effet de surprise des
débuts s’estompent au fil du temps et que le quintette de Leeds éprouve
quelques difficultés à renouveler la formule gagnante, sept ans après les
premières fulgurances de I Predict A Riot, voilà qui est aisément
compréhensible. Dans un tel contexte, on a plus de mal à saisir, en revanche,
la stratégie adoptée par Ricky Wilson et sa bande consistant à privilégier la
quantité au détriment de la qualité.
Le groupe a en effet décidé de soumettre à l’approbation de ses fans pas moins de vingt titres mis en ligne sur son site, leur déléguant le soin de confectionner le tracklisting de leur choix. Et si la version CD de The Future Is Medieval n’en comporte finalement que treize, les chansons retenues auraient encore mérité d’être passé au crible d’une sélection plus exigeante et plus sévère, ou bien d’être carrément retravaillée. Même en cherchant bien, on peine à trouver ici un seul morceau complètement abouti à défaut d’une direction cohérente. Il est évident que Kaiser Chiefs a éprouvé l’envie légitime d’explorer de nouveaux horizons musicaux, mais il demeure bien difficile de le suivre sur la durée alors qu’il zappe sans cesse d’une piste à l’autre (le rock psyché-pompeux de Starts With Nothing, le music-hall avec When All Is Quiet, la confession acoustique lennonienne de If You Will Have Me) dans un patchwork déconcertant et bien peu harmonieux. Médiéval ou pas, l’avenir du côté de Leeds semble s’être considérablement assombri.
Le groupe a en effet décidé de soumettre à l’approbation de ses fans pas moins de vingt titres mis en ligne sur son site, leur déléguant le soin de confectionner le tracklisting de leur choix. Et si la version CD de The Future Is Medieval n’en comporte finalement que treize, les chansons retenues auraient encore mérité d’être passé au crible d’une sélection plus exigeante et plus sévère, ou bien d’être carrément retravaillée. Même en cherchant bien, on peine à trouver ici un seul morceau complètement abouti à défaut d’une direction cohérente. Il est évident que Kaiser Chiefs a éprouvé l’envie légitime d’explorer de nouveaux horizons musicaux, mais il demeure bien difficile de le suivre sur la durée alors qu’il zappe sans cesse d’une piste à l’autre (le rock psyché-pompeux de Starts With Nothing, le music-hall avec When All Is Quiet, la confession acoustique lennonienne de If You Will Have Me) dans un patchwork déconcertant et bien peu harmonieux. Médiéval ou pas, l’avenir du côté de Leeds semble s’être considérablement assombri.
