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Le cas K's Choice est aussi fin qu'une bonne blague belge racontée par le regretté comique André Lamy. Mais l'affaire ne passionne plus l'auditoire. Après leur tubesque Not An Addict, extrait de leur second album Paradise In Me, le groupe mené par lafamille Bettens Sarah en tête et son frère Gert a dû se faire du soucis pour remettre les pendules du succès à l'heure. Lâché parson précédent distributeur, il importait à la formation de trouver une solution rapide et efficace. Quelle ne fut pas leur idée de géniede s'acoquiner avec Gil Norton, l'homme du son des Pixies, Counting Crows ou autres Foo Fighters. Malheureusement, n'est pasFrank Black qui veut. Aussi, les compositions de ce Cocoon Crash s'écrasent comme de fines coquilles d'oeufs. Toutes guitares hargneuses en avant, les potards virant au rouge, la petite équipe fonce tête baissée vers les hautes sphères des charts des college-radiosaméricaines. Si Believe succède dignement à Not An Addict, le fort mal inspiré d'Alanis Morisette Too Many Happy Faces donneplutôt envie de pleurer. Il fallait vraiment être Belge pour trouver un titre comme God In My Bed. Ce sont les ligues religieuses yankees qui risquent de se fâcher pour cette connotation peep-show. Est-il nécessaire de rappeler que le K préfixe du groupe fait référence à Josef K, personnage imaginé par Kafka dans Le Procès et qui se retrouve victime d'un système politique qui lui interdit defaire ses propres choix. Lucide donc, K's Choice nous laisse encore le choix de zapper.
Jean-Noël Dastugue
MAGIC RPM  #20
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