Plaisir coupable. C'était notre sentiment précis en janvier 2007, lorsqu'on
passait malgré nous l'introductif Overtones de Just Jack. De préférence
en début de soirée, le disque se révélait fort efficace pour aérer l'esprit et
dégourdir les jambes. Bien sûr, on avait bazardé la pop hip du gentil Londonien
le mois suivant. Le succès appelant le succès, il se rappelle aujourd'hui à la
mémoire de notre disque dur. All Night Cinema, tout un programme pour
cet acteur-né, as du crossover en dolby surround. Le cap fatidique du deuxième
opus ? Rien à faire, ça marche à nouveau. Plaisir doublement coupable.
Si Jack Allsopp était un personnage de film, il serait Swan, le nain blond du Phantom Of The Paradise (1974) de Brian de Palma. Sa formule de jeunesse éternelle est simple, il suffisait y penser : un tiers de The Streets, un tiers de Phoenix et un tiers de machins branchés divers. Avec, cerise sur le cocktail mondain, cette gueule et ces paroles de gendre idéal, bad boy juste ce qu'il faut. Alors, quoi de neuf au cinoche ce soir ? D'abord, un Embers à claps cadencés et violons translucides, qui développe son émotion de supérette avec un délicieux sens du timing. Puis un 253 qui colle l'harmonica d'un Woody Guthrie cryogénisé sur une minuscule mélodie et une rythmique hula houp, rendant la position assise immédiatement inconfortable (satané réflexe pavlovien).
On zappera ensuite entre le R&B galopant de Doctor Doctor, réponse rosbif maligne à Justin Timberlake, le glissant et scintillant Blood, plagiat de Phoenix aussi honteux qu'imparable, et la bombinette club Goth In The Disco, si génialement cool qu'on a l'impression de l'avoir déjà entendue 100 000 fois (et ce n'est pas qu’une impression). Que fait-on lorsqu'on évoque un plaisir coupable ? On jure qu'on ne nous y prendra plus.
Si Jack Allsopp était un personnage de film, il serait Swan, le nain blond du Phantom Of The Paradise (1974) de Brian de Palma. Sa formule de jeunesse éternelle est simple, il suffisait y penser : un tiers de The Streets, un tiers de Phoenix et un tiers de machins branchés divers. Avec, cerise sur le cocktail mondain, cette gueule et ces paroles de gendre idéal, bad boy juste ce qu'il faut. Alors, quoi de neuf au cinoche ce soir ? D'abord, un Embers à claps cadencés et violons translucides, qui développe son émotion de supérette avec un délicieux sens du timing. Puis un 253 qui colle l'harmonica d'un Woody Guthrie cryogénisé sur une minuscule mélodie et une rythmique hula houp, rendant la position assise immédiatement inconfortable (satané réflexe pavlovien).
On zappera ensuite entre le R&B galopant de Doctor Doctor, réponse rosbif maligne à Justin Timberlake, le glissant et scintillant Blood, plagiat de Phoenix aussi honteux qu'imparable, et la bombinette club Goth In The Disco, si génialement cool qu'on a l'impression de l'avoir déjà entendue 100 000 fois (et ce n'est pas qu’une impression). Que fait-on lorsqu'on évoque un plaisir coupable ? On jure qu'on ne nous y prendra plus.