Tandis que
certains groupes s’embourbent au fil des disques, d’autres artistes prennent
leur envol avec le temps. Comme le Suédois José González, qui, après un premier
effort mitigé, n’a cessé de faire preuve de son talent. In Our Nature (2007) renouait avec les plaisirs solitaires du folk
dépouillé, tandis que son Live At Park
Avenue (2008) démontrait les nombreuses possibilités qu’offre une guitare
acoustique sur scène. Après trois ans de silence, José González revient à ses
premières amours : Junip, le groupe qu’il avait fondé à ses débuts avec
Elias Araya (batterie) et Tobias Winterkorn (orgue et claviers), puis négligé
lorsque sa carrière solo prit son envol. Les arrangements fournis subliment le
timbre de González. Son chant détaché, presque distant, épouse les formes
ondoyantes des chansons.
D’emblée, l’entraînante In Every Direction rompt avec la tradition mélancolique. L’impression heureuse est confirmée par It’s Alright, qui résonne comme une invitation au voyage, à l’oubli de soi. Les cordes s’imposent, la batterie, tantôt nerveuse (Howl), tantôt posée (Don’t Let It Pass), accentue l’impression d’être balloté dans un périple introspectif où l’allure varie au gré de l’humeur. On écoute Fields comme on regarde par la fenêtre d’un train en marche, en regardant les paysages défiler, ponctuellement éclairés par les rayons du soleil caché derrière les arbres. Foisonnant et voluptueux, à l’exact opposé de Veneer (2003), le très austère premier LP de José González, Fields prouve que pour une fois, l’apparat a du bon.
D’emblée, l’entraînante In Every Direction rompt avec la tradition mélancolique. L’impression heureuse est confirmée par It’s Alright, qui résonne comme une invitation au voyage, à l’oubli de soi. Les cordes s’imposent, la batterie, tantôt nerveuse (Howl), tantôt posée (Don’t Let It Pass), accentue l’impression d’être balloté dans un périple introspectif où l’allure varie au gré de l’humeur. On écoute Fields comme on regarde par la fenêtre d’un train en marche, en regardant les paysages défiler, ponctuellement éclairés par les rayons du soleil caché derrière les arbres. Foisonnant et voluptueux, à l’exact opposé de Veneer (2003), le très austère premier LP de José González, Fields prouve que pour une fois, l’apparat a du bon.