Neuf plages
mais peu de grains de sable sur ce disque qui laisse dériver ses mélodies
lymphatiques au gré des courants d’un océan dont seule la surface est calme et
paisible. Riceboy Sleeps, c’est d’abord le nom sous lequel Jónsi Birgisson (la
voix de Sigur Rós) et son compagnon Alex Somers créent et exposent leurs œuvres
depuis quelques années. Cet album ambient est le prolongement musical de leurs
travaux. Le duo a emmagasiné sur ses ordinateurs une bonne quantité de sons
organiques et de captations de vieilles connaissances islandaises (l’ensemble
de cordes Amiina ou la chorale Kopavogsdaetur), avant de les malaxer dans tous
les sens pour former de longs morceaux atmosphériques.
Riceboy Sleeps évoque les chansons les plus aquatiques de Sigur Rós, mais elles sont ici dépourvues de mélodie chantée, de section rythmique, de guitares, des pleins et déliés qui font leur puissance habituelle. Joués avec parcimonie, les claviers nébuleux font des bulles sur le beau Indian Summer, mais tourbillonnent sur Stokkseyri, avant de se laisser envahir par des cordes élégiaques et menaçantes. L’écho fantomatique d’une chorale transforme Daniell In The Sea en angoissante messe de Noël noyée au fond de l’océan. Le son est magnifique, et l’oreille aux aguets découvre mille détails, reflets et nuances, se laissant bercer par les courants frais et les clapotis, les remous et le ressac. Bref, on s’ennuie beaucoup.
Riceboy Sleeps évoque les chansons les plus aquatiques de Sigur Rós, mais elles sont ici dépourvues de mélodie chantée, de section rythmique, de guitares, des pleins et déliés qui font leur puissance habituelle. Joués avec parcimonie, les claviers nébuleux font des bulles sur le beau Indian Summer, mais tourbillonnent sur Stokkseyri, avant de se laisser envahir par des cordes élégiaques et menaçantes. L’écho fantomatique d’une chorale transforme Daniell In The Sea en angoissante messe de Noël noyée au fond de l’océan. Le son est magnifique, et l’oreille aux aguets découvre mille détails, reflets et nuances, se laissant bercer par les courants frais et les clapotis, les remous et le ressac. Bref, on s’ennuie beaucoup.
1 réaction réagir
Certes, on s'ennuie, mais c'est tellement bon un peu d'ennui de temps en temps...