Il faudrait
avant tout se départir de quelques mauvaises habitudes, comme celle de
référencer la musique, d'en répertorier le moindre ingrédient et, tant qu'on y
est, ne plus se féliciter trop vite de la présence de tel intervenant. Chacun
retrouverait ainsi les joies simples de l'objet enregistré, laissant parler son
épiderme plutôt que son bulbe rachidien, son cœur plutôt que sa culture,
écartant au passage tout manquement aux lois des sentiments les plus élémentaires.
Il serait dès lors bien plus aisé d'exposer le malaise suscité par le second album de Joanna Newsom, au chevet duquel, excusez du peu, messieurs Van Dyke Parks, Jim O'Rourke, Steve Albini, Bill Callahan et quelques pontes de Drag City se sont relayés. Oublier également le parrainage de Bonnie ‘Prince’ Billy qui, à l'époque de Master And Everyone, ne jurait que par ce mauvais mélange de Björk en 78 tours et Devendra Banhart. Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, il serait absolument légitime d'adhérer sans retenue à l'œuvre de la mignonne à la harpe. Enfin, sur le papier, car dans la vraie vie, tout cela est impossible ! En une petite heure et cinq morceaux durant, la voix de Joanna Newsom, sise à des fréquences dont la morphologie humaine interdit le plus souvent l'accès, s'applique à défricher de vierges territoires.
Adepte de free jazz et de quelques courants radicaux dont certains répertoriés par l'excellent Christophe Bourseiller, on pensait ne s'offusquer de rien. On avait tort. Cette quête du Graal musical afflige plus par son manque d'inspiration (Berthold Brecht au rabais) que par son extrémisme. On pourrait transiger, relever çà et là quelques arrangements merveilleux, la qualité de l'écrin proposé, mais il faudrait pour cela s'attarder plus longuement sur ce disque. Et à cela, on ne peut s’y résoudre : Joanna, cette nouvelle expérience vous aura permis de croiser quelques légendes de votre siècle, elle donne un sens à votre aventure. La prolonger plus longtemps n'en aurait en revanche aucun.
Il serait dès lors bien plus aisé d'exposer le malaise suscité par le second album de Joanna Newsom, au chevet duquel, excusez du peu, messieurs Van Dyke Parks, Jim O'Rourke, Steve Albini, Bill Callahan et quelques pontes de Drag City se sont relayés. Oublier également le parrainage de Bonnie ‘Prince’ Billy qui, à l'époque de Master And Everyone, ne jurait que par ce mauvais mélange de Björk en 78 tours et Devendra Banhart. Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, il serait absolument légitime d'adhérer sans retenue à l'œuvre de la mignonne à la harpe. Enfin, sur le papier, car dans la vraie vie, tout cela est impossible ! En une petite heure et cinq morceaux durant, la voix de Joanna Newsom, sise à des fréquences dont la morphologie humaine interdit le plus souvent l'accès, s'applique à défricher de vierges territoires.
Adepte de free jazz et de quelques courants radicaux dont certains répertoriés par l'excellent Christophe Bourseiller, on pensait ne s'offusquer de rien. On avait tort. Cette quête du Graal musical afflige plus par son manque d'inspiration (Berthold Brecht au rabais) que par son extrémisme. On pourrait transiger, relever çà et là quelques arrangements merveilleux, la qualité de l'écrin proposé, mais il faudrait pour cela s'attarder plus longuement sur ce disque. Et à cela, on ne peut s’y résoudre : Joanna, cette nouvelle expérience vous aura permis de croiser quelques légendes de votre siècle, elle donne un sens à votre aventure. La prolonger plus longtemps n'en aurait en revanche aucun.
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J'adore Mlle Newsom mais bravo quand même pour cette critique. La mauvaise foi a (au moins) le mérite d'être drôle. Patience Magic, un jour elle pondera un album, avec des synthés 80's bien nazes tendance disco-revival, un truc inaudible dans 10 ans (et honteux) et ce jour là elle aura enfin le droit à ses 4 étoiles !