Alors que les marchés continuent de sombrer et que les lémuriens en
panique se ruent vers le plus apprécié des métaux précieux, Joakim revient avec
un album intitulé Nothing Gold. Pour
cette première tentative à bord de son label Tigersushi, après trois disques particulièrement
exigeants et personnels parus chez Versatile, il a pris le parti de la
légèreté, de l’instantanéité, de l'insouciance, bref, de ce que beaucoup ont
souhaité le voir faire pendant des années sans jamais obtenir satisfaction. Les
habitués du bassin Ed Banger vont donc enfin pouvoir écouter un disque du grand
blanc à lunettes noires sans feindre le bien-être. Mais que reste-t-il à nous,
les vrais, les purs, ceux qui ont aimé passer les cerbères qu’il plaçait
au début de ses LP, et qui ont accueilli avec délectation la moindre de ses noires
plongées kraut ou psyché ?
Une poignée de jolis morceaux de pop synthétique sous influence Moroder/Carpenter/New Order, chantés par le patron lui-même avec une retenue de circonstance, et produites avec science, ce qui est bien la moindre des choses. Forever Young pour larguer les amarres en douceur parmi les synthés limpides, Wrong Blood pour avancer un pied sûr de plaisancier sur le pont, Nothing Gold pour claquer des doigts accoudé au bastingage. Détour par les moins confortables Paranoid et In The Cave, aux légers remous “john foxxiens” en souvenir des exigences passées, puis calme plat jusqu'à un soi-disant Perfect Kiss de retour. La mélancolie qui court tout au long de Nothing Gold s'affiche avec trop d'aisance pour être vraiment sincère, comme au cours d'une croisière où les poses alanguies ne font que déjouer superficiellement un ennui plus profond.
Une poignée de jolis morceaux de pop synthétique sous influence Moroder/Carpenter/New Order, chantés par le patron lui-même avec une retenue de circonstance, et produites avec science, ce qui est bien la moindre des choses. Forever Young pour larguer les amarres en douceur parmi les synthés limpides, Wrong Blood pour avancer un pied sûr de plaisancier sur le pont, Nothing Gold pour claquer des doigts accoudé au bastingage. Détour par les moins confortables Paranoid et In The Cave, aux légers remous “john foxxiens” en souvenir des exigences passées, puis calme plat jusqu'à un soi-disant Perfect Kiss de retour. La mélancolie qui court tout au long de Nothing Gold s'affiche avec trop d'aisance pour être vraiment sincère, comme au cours d'une croisière où les poses alanguies ne font que déjouer superficiellement un ennui plus profond.
1 réaction réagir
On ne supprime jamais les commentaires, mais les insultes, il faut aller les poster ailleurs.
Jean-François.
Jean-François.
