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Nothing Gold de Joakim

chronique d'album
Alors que les marchés continuent de sombrer et que les lémuriens en panique se ruent vers le plus apprécié des métaux précieux, Joakim revient avec un album intitulé Nothing Gold. Pour cette première tentative à bord de son label Tigersushi, après trois disques particulièrement exigeants et personnels parus chez Versatile, il a pris le parti de la légèreté, de l’instantanéité, de l'insouciance, bref, de ce que beaucoup ont souhaité le voir faire pendant des années sans jamais obtenir satisfaction. Les habitués du bassin Ed Banger vont donc enfin pouvoir écouter un disque du grand blanc à lunettes noires sans feindre le bien-être. Mais que reste-t-il à nous, les vrais, les purs, ceux qui ont aimé passer les cerbères qu’il plaçait au début de ses LP, et qui ont accueilli avec délectation la moindre de ses noires plongées kraut ou psyché ?

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Une poignée de jolis morceaux de pop synthétique sous influence Moroder/Carpenter/New Order, chantés par le patron lui-même avec une retenue de circonstance, et produites avec science, ce qui est bien la moindre des choses. Forever Young pour larguer les amarres en douceur parmi les synthés limpides, Wrong Blood pour avancer un pied sûr de plaisancier sur le pont, Nothing Gold pour claquer des doigts accoudé au bastingage. Détour par les moins confortables Paranoid et In The Cave, aux légers remous “john foxxiens” en souvenir des exigences passées, puis calme plat jusqu'à un soi-disant Perfect Kiss de retour. La mélancolie qui court tout au long de Nothing Gold s'affiche avec trop d'aisance pour être vraiment sincère, comme au cours d'une croisière où les poses alanguies ne font que déjouer superficiellement un ennui plus profond.
Michaël Patin
MAGIC RPM  #156


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magicrpm.com - 07/12/2011 09:44
On ne supprime jamais les commentaires, mais les insultes, il faut aller les poster ailleurs.

Jean-François.