L’année 2010 sera
marquée par l’empreinte de Jeremy Jay puisque le loulou sortira deux albums à
quelques mois d’intervalle : Splash
et Dream Diary, toujours sur K
Records. Ça fait quelques jours que nous avons reçu le premier (sur la pochette
duquel le Californien trimballe sa moue boudeuse dans le jardin du Luxembourg),
à paraître le 24 mai, et l’envie de vous en toucher deux ou
trois mots était trop forte. Voici donc nos « premières impressions » détaillées. [Par Sébastien Jenvrin]
C'était quand déjà Slow Dance ? Arf… en 2009. C'est long un an quand il s'agit d'un cas aussi précieux que celui de l'impeccable Jeremy Jay. Le grand blondinet est donc (encore) de retour. Quoique le mot soit largement galvaudé ici quand on connaît la prolificité du jeune homme. Ce gars-là ne dort-il jamais ? Comment fait-il pour enfanter aussi rapidement ses créations ? Car, depuis que ces rengaines sont entrées dans nos petits cœurs de doudou, jamais il ne nous a lâché, ni fait faux bond. Quand il ne sort pas de disque, c'est sur SonEspace qu'il faut aller tendre l'oreille pour entendre ses nouvelles compositions. Et tout cela va si vite… À l'heure actuelle, pas l'ombre d'un Gallop ou d'un Breaking The Ice sur le lecteur. Que des titres inédits, en guise de mises en bouche à la sortie de ses deux nouveaux albums.
La première de ces deux salves discographiques est le bien nommé Splash, qui tonne comme un coup de canon à l’écho éternel. Et c'est bien là le problème. Comment écrire les premières impressions d'un disque dont on ne peut plus se passer ? Splash ne s'écoute pas d'une oreille distraite. Il prend aux tripes, chauffe le bas-ventre et laisse en pâmoison, incapabable de quoi que ce soit d'autre que d'appuyer à nouveau sur la touche "Play". Neuf décharges, retentissant à l'unisson et dirigées en plein cœur. Voilà l'objet de la tourmente.
Après le mélancolique A Place Where We Could Go (2008) et le sensuel Slow Dance (2009), Jeremy Jay dévoile une nouvelle facette de son art du romantisme classieux. Moins rétro que les deux opus sus cités, Splash est une œuvre plus directe et énergique, d’où l’éminence de son pouvoir addictif. Le dandy au regard vague durcit le ton de ces chansons, qui prennent des allures de rafales décapantes. Ainsi, dès les premières notes d'As You Look Over The City, ce sont les guitares qui sont mises en avant. Comme sur la totalité du disque d'ailleurs. Le synthé ARP de Slow Dance, quand il n'est pas totalement absent, est relégué au second plan, en filigrane, comme sur It Happended Before Our Time ou Hologram Feather.
C'est Just Dial My Number (à télécharger sur notre sampler digital) qui remporte la mise. LE tube de Splash. Un hit comme il n'en a jamais pondu. Porté par un piano voluptueux et aérien – eh ouais, un piano, mec, comme sur l'impeccab' premier Ep Airwalker –, un rythme plein d’entrain et des riffs de guitare qui tracent telle la foudre, le crooner à la mèche blonde dépose ses paroles avec son habituelle nonchalance élégante : « Oh ring, ring, ring goes the telephone / I’ll see if you’re at home on a whim of a call / Just dial the number, dial the number ». Après cette entêtante mélodie en demi-teinte, la fougue rock’n’roll reprend ses droits avec le titre éponyme et son intro fracassante. Jusqu’à ce qu’A Sliver Of A Chance expose ses charmes langoureux, faits de claquements de doigts, d’une basse ronronnante et de réverb dans la voix de notre modern lover.
Splash, c’est comme si les riffs tranchants avaient brisé la glace de Slow Dance tout en préservant la préciosité initiale de cet indécrottable romantique. Peut-être certains préféreront attendre Dream Diary pour en avoir le coeur net, mais pour nous, les jeux sont faits : Jeremy Jay, qu’il arbore le trench coat ou la veste en cuir, est bel et bien le prince des Doudous Wop.
Sébastien "Doudou Wop" Jenvrin
C'était quand déjà Slow Dance ? Arf… en 2009. C'est long un an quand il s'agit d'un cas aussi précieux que celui de l'impeccable Jeremy Jay. Le grand blondinet est donc (encore) de retour. Quoique le mot soit largement galvaudé ici quand on connaît la prolificité du jeune homme. Ce gars-là ne dort-il jamais ? Comment fait-il pour enfanter aussi rapidement ses créations ? Car, depuis que ces rengaines sont entrées dans nos petits cœurs de doudou, jamais il ne nous a lâché, ni fait faux bond. Quand il ne sort pas de disque, c'est sur SonEspace qu'il faut aller tendre l'oreille pour entendre ses nouvelles compositions. Et tout cela va si vite… À l'heure actuelle, pas l'ombre d'un Gallop ou d'un Breaking The Ice sur le lecteur. Que des titres inédits, en guise de mises en bouche à la sortie de ses deux nouveaux albums.
La première de ces deux salves discographiques est le bien nommé Splash, qui tonne comme un coup de canon à l’écho éternel. Et c'est bien là le problème. Comment écrire les premières impressions d'un disque dont on ne peut plus se passer ? Splash ne s'écoute pas d'une oreille distraite. Il prend aux tripes, chauffe le bas-ventre et laisse en pâmoison, incapabable de quoi que ce soit d'autre que d'appuyer à nouveau sur la touche "Play". Neuf décharges, retentissant à l'unisson et dirigées en plein cœur. Voilà l'objet de la tourmente.
Après le mélancolique A Place Where We Could Go (2008) et le sensuel Slow Dance (2009), Jeremy Jay dévoile une nouvelle facette de son art du romantisme classieux. Moins rétro que les deux opus sus cités, Splash est une œuvre plus directe et énergique, d’où l’éminence de son pouvoir addictif. Le dandy au regard vague durcit le ton de ces chansons, qui prennent des allures de rafales décapantes. Ainsi, dès les premières notes d'As You Look Over The City, ce sont les guitares qui sont mises en avant. Comme sur la totalité du disque d'ailleurs. Le synthé ARP de Slow Dance, quand il n'est pas totalement absent, est relégué au second plan, en filigrane, comme sur It Happended Before Our Time ou Hologram Feather.
C'est Just Dial My Number (à télécharger sur notre sampler digital) qui remporte la mise. LE tube de Splash. Un hit comme il n'en a jamais pondu. Porté par un piano voluptueux et aérien – eh ouais, un piano, mec, comme sur l'impeccab' premier Ep Airwalker –, un rythme plein d’entrain et des riffs de guitare qui tracent telle la foudre, le crooner à la mèche blonde dépose ses paroles avec son habituelle nonchalance élégante : « Oh ring, ring, ring goes the telephone / I’ll see if you’re at home on a whim of a call / Just dial the number, dial the number ». Après cette entêtante mélodie en demi-teinte, la fougue rock’n’roll reprend ses droits avec le titre éponyme et son intro fracassante. Jusqu’à ce qu’A Sliver Of A Chance expose ses charmes langoureux, faits de claquements de doigts, d’une basse ronronnante et de réverb dans la voix de notre modern lover.
Splash, c’est comme si les riffs tranchants avaient brisé la glace de Slow Dance tout en préservant la préciosité initiale de cet indécrottable romantique. Peut-être certains préféreront attendre Dream Diary pour en avoir le coeur net, mais pour nous, les jeux sont faits : Jeremy Jay, qu’il arbore le trench coat ou la veste en cuir, est bel et bien le prince des Doudous Wop.
Sébastien "Doudou Wop" Jenvrin
3 réactions réagir
Merci pour le compliment Théo. Attention, il existe désormais deux versions de "Just Dial My Number". Effectivement, depuis quelques semaines, on peut entendre une version guitare sur son MySpace.
Sébastien
Sébastien
Belle chronique, j'adore aussi JJ :o) mais il est où le piano sur Just Dial My Number ??
Petite précision : l'excellente pochette de "Splash" est signée Julien Bourgeois (site : http://www.jbourgeois.com/). Merci pour la tape sur l'épaule Mickaël.