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Jens Lekman 13/03/2009

Jens Lekman

Fatigué du ukulele
La résurgence du ukulele/banjo est un fait indéniable. Ces dernières années, de Sufjan Stevens à Dent May (une récente chronique abordait d'ailleurs le sujet) en passant par Beirut, Cocoon et compagnie, bon nombre d'artistes, par envie ou par simple esprit de Panurge, ont fait vibrer à outrance les quatre/cinq cordes de l'instrument mutin.

Si Jens Lekman, notamment à la faveur de son deuxième album Night Falls Over Kortedala, a contribué à cette explosion du twang twang, l'homme a maintenant envie de passer à autre chose et ne devrait plus en empoigner un de sitôt. C'est ce qu'il a déclaré au Guardian dans le cadre d'un dossier sur les nouveaux champions du ukulele (on y parle aussi du génial Phosphorescent).

"Quand j'ai dégoté [mon ukulele], j'étais attiré par son apparence - c'était comme une guitare émasculée. Le son était merdique mais c'était pas grave. Il était surtout assorti au chapeau de paille que j'avais alors l'habitude de porter", raconte le Suédois avant d'avoué avoir été dépassé par l'étiquette dont il s'est vu affublé par la suite. "Je n'aurais jamais imaginé que ça finirait par définir ma musique, et que cette image de troubadour affublé d'un ukulele phagocyterait le Jens Lekman que j'avais tellement voulu être. Alors j'ai refilé [mon ukulele] à un gamin dans le Wisconsin".

Jens enfonce enfin le clou. "C'est juste devenu le nouvel instrument préféré des hippies poilus. S'il y a bien deux choses que je ne ferais jamais, c'est me laisser pousser la barbe et réutiliser un ukulele". C'est George Formby Jr qui doit se retourner dans sa tombe en entendant des trucs pareils.

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