En kiosque actuellement Commander

Live au Nouveau Casino - 04/08/2010 de Jens Lekman

interviews
On vous a rabattu les oreilles avec lui : Jens Lekman, suédois romantique, était de passage hier au Nouveau Casino. Récit de sa performance époustouflante de sincérité. [par Victor Thimonier]

Jens Lekman est une crème, un monstre de délicatesse, un monument à la douceur. Il arrive sur scène en souriant benoîtement, tout heureux de ravir l'assistance, suivi de ses six musiciens et musiciennes. La salle est quasi-comble, chaleureuse, elle les aime fort, et Jens le lui rend bien : il s'introduit en assurant l'assistance du Nouveau Casino de son plaisir à jouer pour elle à nouveau. Le voilà qui entonne un morceau nouveau, Golden Key, qui étonne par ses ruptures de rythme. Il continue avec The Opposite Of Hallelujah. Jens s'autorise une folie : il balance à la fin un sample avec tout un chant funky, superbe et dansant. Il se dandine, termine en mimant le petit xylophone samplé qui conclut le morceau, puis s'incline. Deux morceaux et la salle est conquise : il a d'ores et déjà réussi sa soirée.

Le concert se déroula sous le signe de cet heureux départ : entre luxuriance tropicale à la limite de l'easy-listening et dépouillement tendre, admirablement secondé par ses musiciens (une batteuse, deux choristes/saxophonistes/accordéonistes, deux clavieristes, une bassiste) et des samples sans cesse surprenants, Jens Lekman chavira nos cœurs troublés. Sincère et désarmant, il nous fit tout avaler : de l'accordéon en tartine, un solo de saxophone sur samples de zouk... Quand ses tubes retentissaient, du récent The End Of The World Is Bigger Than Love à son attendrissant And I Remember Every Kiss, il les enrobait de charmants cabotinages, et l'on succombait devant tant de sucrerie. Le bougre se permit même un final en apothéose : Sipping On The Sweet Nectar, puissamment orchestré, parfaitement interprété.

Mais la meilleure surprise furent les excellents rappels. Les deux prévus, d'abord, A Poscard To Nina où Jens fit un véritable one-man-show, brodant sur les paroles, puis Maple Leaves, l'un de ses morceaux les plus entraînants malgré son ancienneté. Jens, emporté, fit un calin à sa guitare. Ils saluèrent, on crut la performance finie, mais Jens revint encore une fois, seul, et entonna Shirin à la guitare, puis Pocketful Of Money où il fit participer le public, qui - miracle - coopéra. Le triomphe était complet.




Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser