Oui, cela sonne comme une rétrospective ou une compilation. Et c’est le
cas, malgré l’estampillage “nouveauté”. Deuxième collection de singles géniaux
après celle parue chez In The Red Records, signés de l’homme qui sévit en outre
sous le nom de Jay Lindsay, Matador
Singles ‘08 confirme sans mal un statut légendaire auprès de la communauté indie
américaine. Car il ne suffit que d’une poignée de morceaux pour en venir à le
comparer à ce que certains, dont votre serviteur, considèrent comme un parangon
du génie post-punk : Television Personnalities.
En moins d’une demi-heure, l’affaire est certes entendue. Mais avec une maestria, une énergie urticaire et une intelligence mélodique telles que l’on en reste comme deux ronds de flanc. Chaque titre surprend et oscille entre The Byrds (No Time) et Dinosaur Jr (See Saw). À vrai dire, Jay Reatard a probablement tout compris. Qu’il s’agisse de la simplicité parfois crasse des arrangements ou d’un respect aussi obsessionnel que caché envers l’harmonie, on décide, très vite, de ne jamais dire du mal d’un disque à tel point intelligent et jouissif. Même si on attend toujours le grand œuvre d’un homme qui se fout, pseudo à l’appui, volontairement de lui-même.
En moins d’une demi-heure, l’affaire est certes entendue. Mais avec une maestria, une énergie urticaire et une intelligence mélodique telles que l’on en reste comme deux ronds de flanc. Chaque titre surprend et oscille entre The Byrds (No Time) et Dinosaur Jr (See Saw). À vrai dire, Jay Reatard a probablement tout compris. Qu’il s’agisse de la simplicité parfois crasse des arrangements ou d’un respect aussi obsessionnel que caché envers l’harmonie, on décide, très vite, de ne jamais dire du mal d’un disque à tel point intelligent et jouissif. Même si on attend toujours le grand œuvre d’un homme qui se fout, pseudo à l’appui, volontairement de lui-même.