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Carthage Milk
archive mag avril 2005
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Non, non, non, il ne s'agit pas du retour du dinosaure du rock californien, ni de son homonyme britannique fan d'acid jazz ronronnant. Ici, il est plutôt question de musique électronique allemande, des fraîches matinées berlinoises, de poum clic graattt minimaux, de nappes synthétiques en apesanteur et d'ambiances feutrées. Moitié de l'épatant duo Swayzak que l'on suit avec intérêt depuis plus de sept ans excepté le mitigé et récent Loops From The Bergerie ,Taylor sort son premier album en solitaire. Là où, avec son compère David Brown, il cherche à assurer un minimum de morceaux de chansons dans ses compositions électroniques, il ne s'enquiquine plus en solo de ce genre de détails pop modernes : Carthage Milk se résume ainsi à une succession de boucles, de sons bleepés et d'expérimentations en tout genre. Par courts instants, le disque semble même totalement dénué d'âme. Mais heureusement, James a plus d'un tour dans ses machines et surtout le savoir-faire minimal pour convaincre l'auditeur sur la longueur avec un final superbe Take Me Or Break Me qui sample allégrement Asa-Chang & Junray de l'écurie Leaf. Son premier long format se révèle même assez agréable dans son ensemble pour ne pas appeler un jugement catégorique et négatif. Juste, lui ce qu'il préfère, c'est la ouate. Nous moins.
ROBERT ALVES
article extrait de :
MAGIC RPM #89
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