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Virtuellement inconnu chez nous, James Hardway possède cependant un CV long comme le bras et, à  son crédit avec la poétesse Anne Clark (et ce, dès les années 80), une sacrée brochette de succès commerciaux outre-Rhin, aux Pays-Bas et down underen Australie. Depuis huit ans, avec un incomparable savoir-faire, il affine la recette de son mélange musical, composé d'un jazz hybride et perméable à  son époque. Si les précédents Deeper, Wider, Smoother, Shitet Welcome To The Neon Loungeétaient bien trop drum'n'bass pour les amateurs de jazz et immensément trop jazz pour les adorateurs de drum'n'bass, A Positive Sweat, qui marquait en 2000, le retour des voix dans la musique du britannique, préfigurait bien l'état de la nouvelle mouture... Sixième (et meilleur Lp) en date, Big Casino, fait, en une heure chrono et à  train de limousine, la visite guidée et exhaustive de tous les temples du plaisir, de danse et d'exaltation du globe, de toutes ces salles enfumées où les destins se croisent, se dessinent et parfois chavirent. Des endroits que James fréquente assidûment et dans lesquels, hum, il joue, dans toutes les acceptions du terme... Hormis les machines et voix invitées, pour la première fois aussi, il maîtrise tous les instruments organiques (saxophones, flûtes et claviers analogiques) ajoutant l'ultime touche de classe qui tue et qui s'allie si bien à  l'éclat multicolore des néons fluos se reflétant dans les souliers vernis de Mr Hardway, alors qu'il s'apprête à  pénétrer le hall démesuré du Caesar's Palace de Las Vegas... Le seul risque cette fois, c'est que Big Casino soit beaucoup trop house pour les amateurs de jazz, etc.
Marc Gourdon
MAGIC RPM  #78
article extrait de :
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